FACE À L’IMPÉRIALISME FRANÇAIS : SOUTIEN INTÉGRAL AUX MIGRANT-E-S

Sur le continent européen où la libre circulation des capitaux, aux conséquences dévastatrices ne semblent pas déranger les différents gouvernements, l’arrivée de migrants, semble pour eux bien plus problématique. Aucun des pays européens ne jouent le rôle d’asile qu’il devrait jouer, et ils se refusent tous à offrir des conditions d’accueil décentes à ces migrant-e-s qui pourtant n’ont commis aucun crime, à part celui de vouloir simplement passer sur le « territoire » européen. Au niveau de l’État français on ne voit aucune évolution dans les différents gouvernements, que ce soit au poste de ministre de l’intérieur, de Sarkozy à Cazeneuve les migrant-e-s continuent à être considéré-e-s comme des ennemi-e-s et les réfugié-e-s comme des menaces, tout comme à la présidence où François Hollande lors de sa candidature en 2012 avait dit vouloir mettre fin à la détention des migrant-e-s mineur-e-s représentant une entrave grave aux droits de « l’Homme », promesse bien entendu non tenue. Des solutions durables n’apparaissent toujours pas lorsque comme à Calais dans certains squats ou s’entassaient des migrant-e-s la gale se déclarait. Les différents états continuent à voir les arrivées de migrant-e-s comme rentrant uniquement dans le cercle de l’immigration irrégulière, qu’ils condamnent violemment, sans tenir compte de la condition des Érythréens ou des Soudanais vivant dans leurs pays respectifs des régimes politiques où les droits de « l’Homme », que les dirigeant-e-s européen-e-s ont déclaraient porter sur les autres continents au prix comme on le sait de la colonisation, sont bafoués et la situation invivable. Les gouvernements ne tiennent aucun compte du constat pourtant unanime que dresse les associations soutenant aujourd’hui les migrant-e-s sur le sol européen. Tout cela rend le quotidien des migrant-e-s invivable .

Le quotidien des migrant-e-s

Devant une politique européenne de l’immigration fondée sur la répression permanente, le quotidien des migrant-e-s est terrible. Pour atteindre la « forteresse Europe », fautes de visas permettant l’utilisation de transports légaux, illes se trouvent obligé-e-s de passer par les réseaux clandestins de passeurs pour effectuer de dangereux périples terrestres ou maritimes. Illes s’exposent alors aux contrôles et à la violence policière . Illes arrivent également durant ces trajets de nombreux accidents comme lors du désastre de Lampedusa ou ce vendredi ce jeune Erythréen mort sur le site de l’Eurotunnel en tentant de passer sur le sol anglais. Arrivé-e-s sur le sol européen , les migrant-e- s confronté-e-s à la peur perpétuelle de voir leurs familles dispersées, de connaître les arrestations, et l’expulsion, subissent en plus, tous les jours les discriminations et la xénophobie. Du fait de certains médias et des gouvernements, ils sont sans cesse instrumentalisé-e-s pour créer la peur alimentant par la même le racisme. Cette situation est inacceptable, nous devons réagir face à cela et face aux attaques dont illes sont victimes, comme ce demandeur d’asile agressé au couteau au square de la Chapelle (Pairs) en plein paris le 25 juin, ou face à la pression des groupuscules d’extrêmes droites comme « Sauvons Calais » ou Génération Identitaire qui comme à leur habitude sont allés courageusement intimider les migrant-e-s installé-e-s à Austerlitz parqués sous un pont, en leur lançant depuis le haut du pont des pétards sur leurs tentes, et des tracts aux messages répugnant tels que : « rentrez chez vous » accompagnés d’insultes et de banderoles réclamant leur départ de ce qu’ils considèrent comme leur territoire ..

Soutien de l’AFA Pau
Nous soutenons les militant-e-s progressistes qui ont rejoint les associations et les collectifs luttant pour la prise en compte, la défense, l’assistance et la légalisation des migrant-e-s. Nous soutenons l’auto-organisation des migrant-e-s et la primauté de leurs décisions collectives. Illes ont aujourd’hui besoin de soutien : nourriture, vêtements, téléphones, contacts, cours de français, traductions de tracts d’informations, etc.

Nous ne pouvons accepter les conditions de vies des camps dans lesquels sont entassé-e-s les migrant-e-s, véritable cache misère, servant à cacher à la population les désastres de la politique des états européens. Nous réclamons la fin de l’immigration irrégulière en la rendant régulière pour ceux et celles étant contraint ou choisissant l’Exil en Europe. Nous voulons la régularisation et un logement pour tous et toutes pour mettre fin à ces conditions de vies inhumaines.
Aujourd’hui les impérialismes européens récoltent ce qu’ils ont semé. Les pouvoirs européens par le biais de la colonisation et de la néo-colonisation ont placé des gouvernements corrompus, à leur laisse, qui alimentent les conflits civils et internes, poussant la population à fuir la guerre et les massacres. Les migrant-e-s viennent ici pour réclamer justice, pour une vie sereine et loin des magouilles impérialistes.
L’AFA Pau apporte donc son soutien à la lutte des migrant-e-s .

Refugees Welcome

"La patera" d'Enrike Gómez

« La patera » d’Enrike Gómez

AGRESSION DE MILITANT-E-S ANTIFA ET FEMINISTES PAR DES MILITANTS DE L’UNI

Hier, samedi 7 février, les fascistes de l’UNI (syndicat étudiant d’extrême droite) accompagnés de leur petit fan-club affinitaire ont choisi de s’incruster au carnaval béarnais. En plus d’imposer leur présence nauséabonde, ils ont fait le choix de venir provoquer des militant-e-s de l’Accion Antifascista Pau Bearn, Podem, Akab, Libertat. Leur but ? De toute évidence, ils voulaient se battre, refusant le débat et choisissant des slogans jacobins et anti-antifa. Après avoir frappé un de nos militants, un des fafs, bien connu sur le campus, a continué sur une militante féministe de Podem qui tentait de les séparer. Notre camarade a dû être pris en charge par le service de secours présent sur place. Heureusement virés du carnaval, ils sont partis rapidement.
La stérilité de leur « action » nous montre une nouvelle fois leur niveau. Cela va de pair avec leur attitude sur le campus et leurs tentatives de pseudo-intimidation. Mais qu’ils n’oublient pas, Pau est et restera une ville antifasciste.

Ni oubli Ni pardon
Riposte antifasciste

La Horde, méchamment sexiste.

Lorsqu’il a été porté à la connaissance de la Horde l’histoire de Lucie, elle a refusé de se faire le relais de l’élan de solidarité qui s’est formé dans les rangs des militant-e-s antifascistes autour de Lucie. Voici leur explication.

« Rendre pêle-mêle responsable du viol d’une femme l’extrême droite, la police, l’État, le PS ou le capitalisme, c’est passer à côté de la nature profondément sexiste du viol. Jusqu’à preuve du contraire, il n’y a pas plus (et pas moins) de violeurs à l’extrême droite qu’à l’extrême gauche, et le viol n’est pas une pratique propre à la société capitaliste. »

La suite de leur réponse se trouve ici.

Titta, militante féministe, et Lucie leur ont répondu.

« […]vous passez à côté de la nature profondément sexiste du capitalisme. Bien évidemment que le fait que le corps des femmes soit considéré comme un objet à disposition est en lien avec le capitalisme. Bien évidemment qu’il est aussi question de territoires. Bien évidemment qu’il est question de propriété. »

La suite de la réponse de Titta se trouve ici.

« Pour ce qui est de votre analyse de l’analyse : merci de ne pas venir m’expliquer ce que j’ai vécu, le sexisme de ce viol. Ce n’est pas passer à côté de la nature profondément sexiste du viol, c’est intégrer tous les acteurs qui permettent aux violeurs d’agir impunément, aux fascistes de militer impunément. »

La suite de la réponse de Lucie se trouve ici.

La Horde, méchamment antifasciste. Méchamment. Pourquoi pas. Antifasciste, on émet plus de réserve. La Horde, on en a été des lecteurs. Des gens qui prennent vraiment position, enfin ! C’était inouï, inespéré ! Des larmes de joie à profusion ! Bon, on exagère, mais c’était chouette de savoir que c’était là. Et après on a vu les limites du truc. L’affaire qui s’est passée dans l’ombre, doucement, sans faire de vague. Et on a pas aimé. Parce que la Horde on y croyait. Et quand L’OCFR a demandé à la horde de relayer l’histoire de Lucie et qu’elle a refusé, on a d’abord cru à une blague. La horde a répondu, très méchamment, la réponse que voilà (premier lien cité). Si c’était une blague, on n’a définitivement pas compris. Une vraie bande de pas rigolos la Horde. Sauf que là, ils ont chié dans la colle. Et au lieu de réfléchir sur ce qu’ils avaient fait, d’envoyer de plates excuses et de se mettre à avoir un minimum de cohérence dans leurs propos, ils ont retiré l’action antifasciste de Pau de leur liste de groupes antifascistes. Parce qu’on leur a dit qu’on était profondément outré-e-s du peu de rigueur intellectuelle dont ils faisaient preuve sur ce coup là. Déception. Pour nous, la Horde n’est plus qu’une horde d’antifas primaires qui ont raté l’occasion d’apporter un soutien essentiel à une camarade, qui ont oublié un léger, un infime détail, qui est que la lutte antifasciste passe par la suppression de toutes les oppressions.

La Horde, méchamment sexiste ? Ni oubli, ni pardon.

4 militants basques interpellés

Le 27 janvier 2015, quatre jeunes militants basques, Teo Salamon, Jean-François Magis, Haitz Agirrebarrena et Alex Feldmann ont été interpellés par la SDAT au Pays Basque Nord. Transférés rapidement à la gendarmerie de Pau, ils sont les énièmes victimes de la volonté de l’État français et de l’État espagnol de continuer la répression contre le peuple basque. En soutien nous avons appelé à un rassemblement le soir même devant la gendarmerie, mobilisation reconduite le lendemain (appel également des militants de AKAB, suivi le lendemain par Libertat). Haitz, Jean-François et Alex ont été libérés entre mercredi et jeudi sans aucune charge selon leur avocate (Clara Rouget). Teo a été libéré vendredi 30 sous contrôle judiciaire après avoir été transféré le jeudi 29 janvier à Paris. Malgré leur libération, nous restons vigilants contre les attaques répétées de l’état contre les militant-e-s basques. Nous restons solidaires avec eux, avec leur lutte de libération nationale. Ces arrestations ne sont qu’un écho à celles des avocat-e-s des militant-e-s de Batasuna il y a de ça 15 jours. Libération et amnistie pour tou-te-s les prisonnier-e-s politiques !

Lucie, violée par un fasciste

Lucie est une militante antifasciste. Elle lutte par conviction, elle lutte par nécessité. En août 2013, Lucie a été violée par un opposant politique. Un fasciste. Un acte certes profondément choquant pour ses camarades, mais profondément douloureux et destructeur pour elle. Elle a choisit de continuer à se battre parce que son viol n’est pas un acte isolé. Elle a choisit de faire de son cas particulier une lutte générale contre le sexisme.

Cette lutte passe par la dénonciation de l’idéologie patriarcale qui règne encore actuellement dans l’État français. La peur des représailles, du jugement, la loi du silence implicite qui régit nos rapports sociaux, beaucoup de choses permettent aux violeurs de s’en tirer. La culture du viol qui sévit aujourd’hui dans nos sociétés contribue à leur permettre de violer, de violer à nouveau.

Ce viol, ainsi que tous les autres, est un crime profondément fasciste parce qu’il est un acte de domination ayant pour but d’affaiblir son adversaire, de le/la maintenir dans son statut d’oppressé-e. Les viols perpétrés contre les femmes sont autant d’armes contre la lutte féministe et anti-sexiste. Ils sont les promoteurs de ce silence imposé, de ce refus d’écouter nos voix. Utiliser le viol pour empêcher les gens de défendre leurs droits, c’est choisir de conforter ce climat d’inégalité qui nous dérange. Utiliser l’excuse des opinions politiques, c’est reconnaître qu’en plus d’être un crime sexiste, violer est un crime fasciste.

Face à la multiplication des agressions fascistes, l’assassinat de Clément parce qu’il était antifasciste, l’agression de Leïla parce qu’elle était musulmane, l’assassinat de Rémi parce qu’il défendait une ZAD, face à toutes ces attaques qui se reproduisent jour après jour, qui sont invisibilisées, décrédibilisées, ne pas prendre position, c’est prendre la position de l’oppresseur.

Aujourd’hui, à l’heure où Lucie a de nouveau été agressée par ce garde-fou du patriarcat, nous choisissons de lever nos voix et de les joindre à la sienne. Parce qu’il faut que cela cesse. Parce que chaque nouvelle offense ne nous empêche pas de lutter mais nous rend chaque jour plus en colère, plus haineu-x-ses et plus motivé-e-s à détruire la menace fasciste.

C’est uni-e-s dans cette lutte que les antifascistes pourront détruire les relents patriarcaux et phallocrates de l’État français et ainsi éliminer l’un des piliers de cette idéologie nauséabonde.

Ne pas s’impliquer dans cette lutte, en tant que militant-e progressiste, que groupe progressiste, c’est se ranger à leur côté. Nous ne tolérerons pas cette hypocrisie, nous demandons un soutien de tou-te-s nos allié-e-s, un ralliement aux côtés de Lucie, à la fois pour elle et pour toutes celles et ceux qui continuent à subir ces oppressions systémiques.

Ni oubli ni pardon, solidarité antifasciste.

AFA Pau Béarn

https://antifafemrev.wordpress.com/2015/02/01/du-spray-au-poivre-et-des-coups-de-couteau/

Manifestations après l’assassinat de Rémi Fraysse – État français

Rémi Fraysse - Nantes - flics gazentSuite à l’assassinat de Rémi Fraysse, des manifestations ont éclaté un peu partout dans l’État français.  Le préfet de Loire-Atlantique accuse les manifestantEs nantaisEs d’avoir lancé des bouteilles d’acide sur la police. Il affirme également que cette dernière n’a pas fait usage de flashballs. Pourtant, un manifestant a eu le nez arraché par une balle de ce type de fusil. Pendant ce temps, à Nantes toujours, des fascistes facilitent le travail de la police en menant une campagne de délation contre les manifestantEs, notamment en les prenant en photo et en diffusant ces dernières sur Internet.

Communiqué suite à la manifestation pour la libération de Georges Abdallah – État français

Georges Abdallah - Lanamesa - 2014-10-25

En bas à gauche, banderole de tête du cortège de la Coordination Antifasciste de Lutte contre l’Extermination Carcérale, la Criminalisation de la Lutte Antifasciste et pour la Libération des Prisonnier.ère.s Politiques.

Nous mettons à disposition des lecteurs et lectrices du blog un communiqué de Futur Rouge. Celui-ci concerne la manifestation en soutien aux prisonniers politiques qui s’est déroulée à Lanamesa le 25 octobre dernier. L’organisation communiste y dénonce la présence d’individus faisant l’apologie du viol et s’étant rendus coupables de provocations au cours de la manifestation.

ZAD du Testet : un mort – Galhac, Occitània

Rémi Fraysse, 21 ans, est mort ce 26 octobre, suite à l’attaque de la ZAD du Testet par les forces de police.


Testet (ZAD, Galhac) 2014-10 - drapeau rougeCela fait maintenant plusieurs mois que le pays de Galhac* est devenu le théâtre d’affrontements réguliers. En effet, il est prévu d’y construire un barrage d’1.5 million de mètres cubes à des fins d’ « équilibre hydrologique » (selon le Conseil Général du Tarn, citant le Ministère de l’Environnement). Les travaux ont déjà commencé, détruisant un espace de biodiversité servant de refuge à de nombreuses espèces animales. Certaines d’entre-elles sont déjà menacées. Le 25 octobre, une nouvelle manifestation avait lieu pour protester contre la poursuite des travaux, le rapport d’experts n’ayant toujours pas été remis à la Ministre de l’Environnement, Ségolène Royal. Après quelques échauffourées dans l’après-midi, le calme était revenu en début de soirée. Des concerts avaient lieu le soir-même.

Les Gardes Mobiles ont trainé le corps de Rémi à l’écart de ses camarades

Testet (ZAD, Galhac) 2014-10 - monticuleVers 2h du matin, alors que le public des concerts et des animations a quitté les lieux, les Gardes Mobiles procèdent à une charge. Cette dernière donne lieu à un échange de projectiles, notamment un lancer massif de « grenades lacrymogènes, incapacitantes et explosives ». Une personne tombe à terre. C’est Rémi Fraysses, 21 ans, touché dans le dos, sans doute [obligation légale, ndlr] par une grenade des forces de police. Les agents trainent alors le corps inerte de Rémi de leur côté, mettant en joue ses camarades, les empêchant de venir à son secours. Plus tard, des gyrophares de pompiers sont aperçus du côté des Gardes Mobiles. À 5h du matin, les affrontements ne sont toujours pas terminés. Vers la fin de la nuit, après de nombreux lancers de grenades, les forces de police procèdent à un gazage massif afin de couvrir leur fuite.

Des manifestations ont eu lieu partout dans l’État français

On voit le lieu où Rémi serait tombé, au deuxième plan. Le sang séché est cerclé de bleu. Au premier plan, à quelques mètres, l’impact au sol d’une grenade explosive. On observe dans le coin droit un bout de sangle de sac à dos.

On voit le lieu où Rémi serait tombé, au deuxième plan. Le sang séché est cerclé de bleu. Au premier plan, à quelques mètres, l’impact au sol d’une grenade explosive. On observe dans le coin droit un bout de sangle de sac à dos.

Un homme qui luttait contre la destruction du pays de Galhac au nom du profit et de l’agriculture intensive a donc été assassiné par les forces de l’ordre. Nous condamnons fermement cet acte, qui rappelle l’assassinat de Sébastien Briat, militant opposé au passage d’un train de déchets nucléaires à Avricourt en 2004. Suite à la mort de R. Fraysses, des manifestations ont eu lieu, d’abord sur place, puis un peu partout dans l’État français pour dénoncer ce crime. Un rassemblement a d’ailleurs été convoqué à Pau par diverses organisations ce 27 octobre à 19h. La manifestation de Galhac a, en dépit de toute dignité, été réprimée par les forces de police.

« Si j’avais su que ce serait un tel bordel… »

Rémi Fraysses assassinat Mélenchon traitreMais au milieu des réactions de condamnation de cet odieux assassinat, certaines voix s’élèvent pour défendre la République. C’est par exemple le cas de Jean-Luc Mélenchon, patron du Parti de Gauche, dont nous vous invitons à lire la réaction ici ou sur la gauche du paragraphe (nous vous invitons également à vous munir d’un sceau ou de tout autre récipient avant de lire ; ce blog nous est inconnu, aussi nous n’affirmons en aucun cas cautionner les autres contenus qui s’y trouvent). Autre réaction dont l’indécence n’a d’égal que l’égoïsme, celle de Thierry Carcenac, Président (PS) du Conseil Général du département du Tarn : « Si j’avais su que ce serait un tel bordel, je ne me serais peut-être pas lancé dans un tel projet. »

La famille de Rémi Fraysses annonce qu’elle va porter plainte pour homicide volontaire.

Actualisation du 30 octobre : Denis Favier, Directeur Général de la Gendarmerie Nationale, exclut de suspendre le gendarme qui a tiré la grenade qui serait à l’origine de la mort de Rémi Fraysses. Le patron de la Gendarmerie affirme que l’escadron qui est intervenu sur le site du Testet est « meurtri ». Nous pensons à ce moment à la famille de Rémi, victime une nouvelle fois de l’absence totale de compassion de la part d’une nouvelle personnalité publique.

* Gaillac en français.

Mos Maiorum : une rafle à grande échelle – Union Européenne

Nous transmettons ci-dessous un document ainsi qu’un texte, relayés sur divers sites et blogs, traitant de l’opération policière nommée « Mos Maiorum ». Nous ne sommes pas forcément d’accord sur tout mais il nous semble important de partager cette information qui, dans sa forme telle quelle, nous semble toutefois intéressante.


Les États membres de l’Union européenne (UE) vont mener une opération de police conjointe de grande envergure du 13 au 26 octobre 2014. Frontex et Europol, une agence de l’UE chargée de lutter contre la criminalité transfrontalière, sont associés aux États membres.
L’ONG britannique Statewatch a réussi à obtenir un document officiel du Conseil de l’Union européenne datant du 10 juillet 2014 qui explique les objectifs et modalités de cette opération appelée « Mos Maiorum ».

Objectifs de l’opération

La finalité de l’opération est premièrement, d’« affaiblir la capacité des groupes criminels organisés qui facilitent l’immigration illégale dans l’UE et se concentrera sur les passages illégaux de frontières » ; et deuxièmement, de collecter de l’information sur les principales routes utilisées par les migrants qui entrent de façon dite « irrégulière » et sur les façons d’opérer des réseaux criminels pour faire passer les personnes dans l’UE.
Cette opération va se traduire par :

  • Des interpellations des migrants en situation irrégulière pour recueillir des informations en vue d’enquêter sur les réseaux criminels ;
  • L’identification, la poursuite en justice et le démantèlement des réseaux criminels ;
  • La recherche et l’analyse des routes utilisées par les migrants et les réseaux (à la fois aux frontières extérieures et au sein de l’espace Schengen) ;
  • À terme, le renforcement des actions afin de lutte contre l’immigration « illégale » (contrôles aux frontières et activités de surveillance).

Les États membres de l’UE et les États de l’espace Schengen sont incités à participer activement à l’opération. Celle-ci sera coordonnée par l’Italie, qui occupe actuellement la présidence du Conseil de l’UE, en lien étroit avec Frontex.

Préoccupations

Derrière l’objectif de démantèlement de réseaux des passeurs, l’interpellation massive de personnes en situation irrégulière est visée. Les contrôles aux frontières extérieures, mais aussi au sein de l’espace Schengen (notamment ports, gares, aéroports) devraient être renforcés pendant cette période.
Le document se garde de préciser le sort réservé aux personnes interpellées, ni la base légale des contrôlées : profil racial, contrôle au faciès ? Des méthodes illégales au regard du droit européen, notamment du code frontières Schengen.
Cela pose aussi des questions en matière de protection des données : quelle utilisation sera faite des données – dont des données personnelles – récoltées ? Les États membres sont censés recueillir le plus de détails possibles sur les migrants interceptés : âge, sexe, nationalité, lieu et date d’entrée, routes utilisées, etc.
Opacité de l’opération est inquiétante. Très peu d’informations sont disponibles et le contrôle démocratique semble avoir été écarté, nous ne disposons pas d’éléments sur l’information du Parlement européen. Quelle sera l’implication concrète des États membres ? L’Espagne a annoncé sa participation. Qu’en est-il de la France ?
Mos maiorum, selon le site belge d’information sur les centres fermés, Getting the voice out, signifierait « mœurs des anciens » ou « coutumes des ancêtres ». Il désigne dans la Rome antique le mode de vie et le système des valeurs ancestrales. Il est souvent pris comme une référence, et est à opposer au spectacle de la décadence du temps présent ! Les cinq fondements de ce concept sont d’un cynisme total au vu des objectifs d’une opération de police :

  • Fides : fidélité, respect de la parole donnée, loyauté, foi, confiance ;
  • Pietas : piété, dévotion, patriotisme, devoir ;
  • Majestas: sentiment de supériorité naturelle d’appartenance à un peuple élu, majesté ;
  • Virtus : qualité propre au citoyen romain, courage, activité politique ;
  • Gravitas : ensemble des règles de conduite du Romain traditionnel, respect de la tradition, sérieux, dignité, autorité.

Au lendemain du triste anniversaire du naufrage de Lampedusa d’octobre 2013, le lancement de cette opération illustre le double discours de l’UE. Les déclarations humanistes sur le sauvetage en mer pèsent bien peu au regard de l’ampleur de cette opération de police menée à l’échelle européenne.

Mos Maiorum 1Mos Maiorum 2

Proposition n°2205 : une loi contre l’antifascisme – État français

CRS 1968 02Un projet de loi visant à dissoudre les groupes antifascistes a été proposé à l’Assemblée Nationale.

« Proposition de loi n°2205« . C’est le nom du projet qui viserait à « élargir les conditions de dissolution des associations ou groupements de fait tels que les groupes « antifas » ». En effet, sous prétexte de « violences », de « trouble » et d’atteinte portée « aux biens et aux personnes, en particulier contre les forces de l’ordre et les institutions publiques », des députés de droite ont déposé cette proposition de loi le 17 septembre dernier à l’Assemblée Nationale.

Risques de poursuites

Le projet pourrait restreindre la liberté des militantEs antifascistes à s’organiser en collectif, y compris en tant que « groupement de fait ». Ceci ferait courir le risque à n’importe lequel/laquelle de nos camarades d’être la victime de poursuites judiciaires pour le simple fait d’être militantE.