Rassemblement le 14 juin 2014 en mémoire de Clément Méric – Pau, Occitània

Clément Méric 1 an après manif parisUn an après l’assassinat du jeune militant Clément Méric par les membres d’un groupe d’extrême-droite, le combat antifasciste est toujours d’actualité. La dissolution de ces groupes n’a rien changé. Nous ne sommes pas naïfs/ves face aux décisions vaines et hypocrites de l’État français. Les fascistes sont toujours actifs/ves et nous sommes tous les jours confrontéEs à leur propagande, leur discours nauséabond, leur présence et leurs actions – visant à installer un climat de terreur – qui nuisent à la solidarité populaire. Nous participerons aux commémorations de ce triste anniversaire à Paris le weekend des 7 et 8 juin, en solidarité avec les camarades de Clément : l’Action Antifasciste Paris-Banlieue. De plus, l’Action Antifasciste Pau vous invite à participer au rassemblement de commémoration que nous organisons le 14 juin à 17:00 devant la Préfecture de Pau et qui sera suivi d’une soirée de soutien au Comité pour Clément.

Signataires : Action Antifasciste Pau (AAF Pau), Alderdi Komunistaren Aldeko Batzordea (AKAB), Organisation Communiste – Futur Rouge (OC – FR), Libertat.

Clément Méric 1 an après 17 (finale)

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Soutenons les camarades de l’UAT – Tolosa, Occitània

Tolosa UAT antifas inculpés 2014-04Pour voir l’article original : cliquer ici.

Les antifascistes connaissent une vague de répression liée à leurs activités. Toulouse, Paris, Lille et d’autres doivent faire face à la répression. Nous appelons donc à nous soutenir d’une façon ou d’une autre. Soutien financier, soutien matériel, soutien militant. Chacun et chacune peut aider la lutte antifasciste à sa facon. L’argent récolté ira aux groupes antifascistes de Toulouse (UAT),  aux inculpés de Jour de colére Toulouse et aux inculpés antifascistes d’autres villes.

Relayez l’information Soutenez les antifascistes ! Le lien pour le pot commun c est ici aussi ! Lien direct : http://www.lepotcommun.fr/pot/e13y0a1i

 

Déploiement policier au Testet – Occitània

Article écrit par une ZADiste du Testet :

APPEL URGENT ++ A MOBILISATION POUR LA SAUVEGARDE DE LA ZONE HUMIDE DU TESTET
Testet ZAD panneau 2014-05Nous sommes face aujourd’hui encore à un GTII (Grands Travaux Inutiles et Imposés) par l’état Français impérialiste, de la même nature que l’aéroport de NDDL. Le Testet est une zone humide majeure du Tarn, tant par sa biodiversité que par ses 94 espèces animales protégées ainsi que par leurs habitats naturels respectifs. Il s’agit de la dernière zone humide d’importance, classée ZNIEFF (Zone naturelle d’intérêt faunistique et floristique. Le projet de construction d’un barrage date d’environ 40 ans, tiens donc tout comme le projet de construction d’un aéroport à NDDL… Il est porté par le Conseil Général du Tarn, maître d’ouvrage, et par son maître d’ouvrage délégué, la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne (CACG). L’enjeu pour l’état impérialiste Français est de capter les eaux de la vallée afin d’irriguer des terres agricoles destinées à l’agriculture intensive avec toute la productivité, la pollution que cela implique. Depuis 2013 des personnes issues de tous milieux défendent ces 40 ‘hectares. Y figurent parmi elles des habitants de la région, militants écologiques, zadistes, associations et collectifs. A la suite du rejet, le 14 avril 2014, devant le Conseil d’Etat, du pourvoi en cassation formé par le collectif du Testet, les forces de répression de l’état français impérialiste ont expulsé les zadistes qui préservent notre terre. En effet, le vendredi 16 mai, une centaine de GM [Gardes Mobiles, ndr] appuyés par un hélico de combat sont intervenus usant de la force afin d’évacuer la zone. Nous avons subi des arrestations arbitraires, passages à tabac, insultes, intimidations comme à l’accoutumée de la part de la Gendarmerie Mobile et CRS. Depuis, nos camarades restés en résistance sur place sont pourchassés,jour et nuit, par les forces de répression. Nous appellons à une mobilisation massive et urgente. Nous sommes en résistance, nous avons besoin de renfort au plus vite, très vite. Notre lutte se veut pacifique, elle ne pourra pas se faire sans le plus grand nombre. Aussi nous vous attendons, nombreux, très nombreux.
Parce que nos vies sont plus importantes que leurs profits! NO PASARAN!!

Vous pouvez visiter leurs blogs en cliquant ici et ici.

Suite à la manifestation contre la venue de Louis Aliot (FN) – Pau, Occitània

Le 6 mai, à 16:30, des militants de l’Action Antifasciste de Pau, de Libertat et des non-organiséEs avons commencé à nous regrouper au bout de la Rue Montpensier. Dès notre arrivée, nous avons subi des provocations de la part de la Brigade Anti Criminalité (BAC). Le quartier était alors sujet à un dispositif policier disproportionné. Vers 16:50, nous avons tenté de nous rapprocher du local du FN, munis d’une banderole (cosignée AAF-Pau et Libertat) portant le message « Pishem sus l’ehlama de l’òdi ! Pissons sur la flamme de la haine ! » et scandant le slogan « F comme fasciste, N comme nazi ! À bas le Front National ». Une autre banderole faisait référence aux proximités idéologiques entre le FN et les néo-nazis ukrainiens qui ont assassiné une quarantaine de syndicalistes à Odessa. Instantanément, la BAC nous a coupé la route et nous a repoussés jusqu’au trottoir, sans que nous n’ayons pu nous approcher du local frontiste. Ils ont alors établi un rapport de force, exerçant des pressions physiques (proximité, postures agressives) et verbales (menaces de nous « fumer » et de nous « faire finir la manif au poste »).

Louis Aliot est alors arrivé en voiture. Nous avons de nouveau tenté de nous rapprocher, sans succès. Puis, certainEs militantEs ont réussi, de manière individuelle, à se rapprocher du local. La BAC a alors redoublé d’agressivité, les poussant avec violence jusqu’à la place qu’elle semblait nous avoir attribuée. Nous avons réagi en nous interposant. C’est là que nous avons reçu des coups et des menaces, essayant dans le même temps de nous protéger et de nous défendre. « Toi, si tu continues à pousser, tu pourras plus mâcher », lance un policier à un de nos camarades. Dans la rue, le slogan retentit : « la police protège le Front National ! » Après un retour au calme, nous sommes restés sur notre position, continuant de scander des slogans. Aliot part en voiture. La manifestation se dissout dans le calme.

Massacre de plus de 40 syndicalistes – Odessa, Ukraine

Le 2 mai 2014, plus de 40 syndicalistes mouraient brûlés vifs, asphyxiés ou lynchés par des fascistes, à Odessa.

Un fasciste "pro'ukrainien" lance un cocktail molotov conte la maison des syndicats (crédits photo Reuters).

Un fasciste « pro’ukrainien » lance un cocktail molotov conte la maison des syndicats (crédits photo : Reuters).

Depuis quelques temps, des syndicalistes campaient devant la maison des syndicats d’Odessa, en signe de protestation vis-à-vis du nouveau gouvernement ukrainien. Dans la journée du 2 mai, des échauffourées auraient – selon la presse française – éclaté après qu’une manifestation « pro-ukrainienne » ait été attaquée par des « pro-russes ». Au fil des combats de rue, des manifestants « pro-ukrainiens » ont commencé à se diriger vers le campement des syndicalistes. D’après les témoignages, ces manifestants étaient en fait en grande partie des membres de la milice fasciste Pravyj Sektor. Ces derniers, attaquant le campement à l’aide d’armes à feu, ont repoussé les syndicalistes jusqu’à la maison des syndicats où ils se sont réfugiés. Les fascistes ont alors condamné tous les accès du bâtiment – bloquant les syndicalistes à l’intérieur – avant d’y mettre le feu à l’aide d’engins incendiaires tels que des cocktails molotov.

Police inactive et pompiers paralysés

Photos prises à l'intérieur après extinction de l'incendie.

Photos prises à l’intérieur après extinction de l’incendie (source : Sare Antifaxista).

Pendant ce temps, la police ukrainienne est restée quasi-statique, sous prétexte qu’elle n’était pas armée. De leur côté, les fascistes pro-ukrainiens se sont divisés en deux : certains continuant d’assiéger le bâtiment en flammes ; d’autres bloquant les camions de pompiers venus éteindre l’incendie après avoir mis longtemps à réagir. Après que le feu ait fini par être éteint, le bilan est lourd. 8 personnes sont mortes en tentant de sauter par les fenêtres et 30 autres ont été brûlées vives et/ou asphyxiées par les fumées. Cependant, certains syndicalistes ont réussi à fuir les flammes… avant d’être passés à tabac, voire lynchés par les « pro-ukrainiens ». Le bilan dépasse ainsi les 40 morts. Ceux et celles ayant survécu au feu puis aux coups ont été arrêtés par la police pour terrorisme et séparatisme. La police ukrainienne annonce plus de 130 arrestations à la suite des deux événements de la journée.

Un manque de communication

Le conflit en Ukraine alimente la presse européenne, qui raconte tous les jours les affrontements entre « pro-russes » et « pro-ukrainiens ». Ce dont on n’entend jamais parler en revanche, c’est du nombre de pogroms contre des syndicalistes, des communistes, et autres militants de gauches. Le tout commis par les mêmes milices fascistes que celles qui ont grandement aidé la « révolution de Maidan ». Les photos et vidéos de ce fait tragique restent confidentielles, ou effacées par les différents hébergeurs. Pendant ce temps, les journaux à la solde de Kiev présentent ces assassinats comme de la légitime défense. De plus, le journal Oukraïnsky Tyjden affirme que « le bâtiment […] commençait déjà à brûler, sans doute à cause des cocktails molotov » soit-disant utilisés par les syndicalistes ! Saluons à ce propos le professionnalisme de Ouest-France qui désigne des miliciens armés d’engins incendiaires par le terme « circonstances peu claires ».

Cet événement et d’autres photos le concernant dans la presse française et francophone (considérée en général comme moyennement fiable à peu fiable): Ouest-France, Le Courrier de Russie (témoignage), Huffington post, Le Monde.

Deux vidéos suivent cet article.

Pendant l’attaque du bâtiment :

Les fascistes achèvent des blessés :