Proposition n°2205 : une loi contre l’antifascisme – État français

CRS 1968 02Un projet de loi visant à dissoudre les groupes antifascistes a été proposé à l’Assemblée Nationale.

« Proposition de loi n°2205« . C’est le nom du projet qui viserait à « élargir les conditions de dissolution des associations ou groupements de fait tels que les groupes « antifas » ». En effet, sous prétexte de « violences », de « trouble » et d’atteinte portée « aux biens et aux personnes, en particulier contre les forces de l’ordre et les institutions publiques », des députés de droite ont déposé cette proposition de loi le 17 septembre dernier à l’Assemblée Nationale.

Risques de poursuites

Le projet pourrait restreindre la liberté des militantEs antifascistes à s’organiser en collectif, y compris en tant que « groupement de fait ». Ceci ferait courir le risque à n’importe lequel/laquelle de nos camarades d’être la victime de poursuites judiciaires pour le simple fait d’être militantE.

Antifascistes, féministes et révolutionnaires !

Il y a quelques heures, le site Antifascistes – Féministes – Révolutionnaires publiait ses deux premiers articles. Ce site, c’est celui de la campagne antisexiste à laquelle l’Accion Antifascista Pau a décidé de prendre part, entre autres organisations de l’État français. Nous relayerons régulièrement les infos émanant d’AntifaFémRév. Ci-dessous, les liens vers lesdits articles :

Solidarité avec notre camarade Lucie, violée par un fasciste !
ACAB

Antisexisme campagne bandeau haut blog 07

Assassinat de Clément Méric : Esteban Morillo libéré – Paris, France

… Ou comment mal commencer l’année. Nous publions ici le communiqué rédigé hier par le Comité pour Clément. Nous invitons touTEs les militantEs et sympathisantEs antifascistes à suivre de près l’actualité, au cas où des protestations viendraient à être organisées. Cette libération sous contrôle judiciaire a été précédée par plusieurs rassemblements de militants fascistes à travers l’Europe, parfois devant les consulats français.

 

Manif Clément ParisNous avons appris ce jour la libération sous contrôle judiciaire de M. Morillo, principal mis en cause dans la mort de notre camarade, Clément Méric.

Rappelons d’abord que la fin d’une détention provisoire ne présage en rien de l’issue d’un procès, et encore moins de l’innocence des mis en examen. En effet, la détention provisoire est une mesure d’exception qui doit être justifiée par les nécessités de l’instruction et cesser dès que possible. Les parties civiles ne se sont d’ailleurs prononcées sur aucune des demandes de remise en liberté, et ce depuis le début de l’affaire.

Qu’il soit bien clair aussi que nous ne prônons pas l’enfermement comme solution, que nous ne le souhaitons à personne ; et surtout que nous ne nous en remettons pas à la justice pour lutter contre l’extrême droite.

Elle a d’ailleurs prouvé son indulgence voire sa bienveillance à l’égard de celle-ci à plusieurs reprises : les assassins de Brahim Bouarram ont été condamnés à des peines de huit mois à un an ferme, un militant qui a tiré sur un concert de soutien aux sans-papiers a été condamné à deux ans de prison en comparution immédiate sans aucune enquête sur les complicités dont il a bénéficié, Serge Ayoub est relaxé de l’assassinat de James Dindoyal et nous pourrions poursuivre cette triste liste.

La libération de M. Morillo ne doit pas faire oublier que les preuves à l’encontre des militants de 3e Voie qui ont agressé Clément sont accablantes. Loin de la présentation qu’en font certains médias qui renvoient deux versions dos à dos, l’enquête a permis de préciser les zones d’ombres des premières semaines. Plusieurs témoins confirment la présence de poings américains dans le groupe de skinheads ainsi que l’appel de renforts par SMS et appels téléphoniques. Les relevés d’appel confirment également le lien direct entre les agresseurs de Clément et Serge Ayoub, qui prétendait pourtant ne pas les connaître. Enfin, la vidéo de surveillance citée en juin par RTL, dans ce qui restera une belle intoxication d’un média peu regardant, démontre que Clément et ses amis n’ont pas bougé d’un centimètre en direction de leurs agresseurs qui se sont bien jetés sur eux.

Mais le mal est fait. L’extrême droite a réussi son coup de communication avec la complicité de nombreux journalistes qui se sont empressés de relayer leurs versions, voire de donner de l’importance à des provocations verbales alors que notre camarade avait été frappé à mort.

Notre combat ne vise pas à une vengeance judiciaire par l’obtention de lourdes peines. Il vise à refuser que soient mis sur un pied d’égalité les idées de haines et de violence de l’extrême droite avec les idées d’égalité et de progrès social que nous défendons.

Comité pour Clément

Esteban Morillo libération ComPourClém (2014-09-02)Esteban Morillo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ailleurs dans la presse francophone : Metronews, Europe 1, Le Parisien (tous considérés comme peu à très peu fiables)