4 militants basques interpellés

Le 27 janvier 2015, quatre jeunes militants basques, Teo Salamon, Jean-François Magis, Haitz Agirrebarrena et Alex Feldmann ont été interpellés par la SDAT au Pays Basque Nord. Transférés rapidement à la gendarmerie de Pau, ils sont les énièmes victimes de la volonté de l’État français et de l’État espagnol de continuer la répression contre le peuple basque. En soutien nous avons appelé à un rassemblement le soir même devant la gendarmerie, mobilisation reconduite le lendemain (appel également des militants de AKAB, suivi le lendemain par Libertat). Haitz, Jean-François et Alex ont été libérés entre mercredi et jeudi sans aucune charge selon leur avocate (Clara Rouget). Teo a été libéré vendredi 30 sous contrôle judiciaire après avoir été transféré le jeudi 29 janvier à Paris. Malgré leur libération, nous restons vigilants contre les attaques répétées de l’état contre les militant-e-s basques. Nous restons solidaires avec eux, avec leur lutte de libération nationale. Ces arrestations ne sont qu’un écho à celles des avocat-e-s des militant-e-s de Batasuna il y a de ça 15 jours. Libération et amnistie pour tou-te-s les prisonnier-e-s politiques !

Rassemblement le 14 juin 2014 en mémoire de Clément Méric – Pau, Occitània

Clément Méric 1 an après manif parisUn an après l’assassinat du jeune militant Clément Méric par les membres d’un groupe d’extrême-droite, le combat antifasciste est toujours d’actualité. La dissolution de ces groupes n’a rien changé. Nous ne sommes pas naïfs/ves face aux décisions vaines et hypocrites de l’État français. Les fascistes sont toujours actifs/ves et nous sommes tous les jours confrontéEs à leur propagande, leur discours nauséabond, leur présence et leurs actions – visant à installer un climat de terreur – qui nuisent à la solidarité populaire. Nous participerons aux commémorations de ce triste anniversaire à Paris le weekend des 7 et 8 juin, en solidarité avec les camarades de Clément : l’Action Antifasciste Paris-Banlieue. De plus, l’Action Antifasciste Pau vous invite à participer au rassemblement de commémoration que nous organisons le 14 juin à 17:00 devant la Préfecture de Pau et qui sera suivi d’une soirée de soutien au Comité pour Clément.

Signataires : Action Antifasciste Pau (AAF Pau), Alderdi Komunistaren Aldeko Batzordea (AKAB), Organisation Communiste – Futur Rouge (OC – FR), Libertat.

Clément Méric 1 an après 17 (finale)

Suite à la manifestation contre la venue de Louis Aliot (FN) – Pau, Occitània

Le 6 mai, à 16:30, des militants de l’Action Antifasciste de Pau, de Libertat et des non-organiséEs avons commencé à nous regrouper au bout de la Rue Montpensier. Dès notre arrivée, nous avons subi des provocations de la part de la Brigade Anti Criminalité (BAC). Le quartier était alors sujet à un dispositif policier disproportionné. Vers 16:50, nous avons tenté de nous rapprocher du local du FN, munis d’une banderole (cosignée AAF-Pau et Libertat) portant le message « Pishem sus l’ehlama de l’òdi ! Pissons sur la flamme de la haine ! » et scandant le slogan « F comme fasciste, N comme nazi ! À bas le Front National ». Une autre banderole faisait référence aux proximités idéologiques entre le FN et les néo-nazis ukrainiens qui ont assassiné une quarantaine de syndicalistes à Odessa. Instantanément, la BAC nous a coupé la route et nous a repoussés jusqu’au trottoir, sans que nous n’ayons pu nous approcher du local frontiste. Ils ont alors établi un rapport de force, exerçant des pressions physiques (proximité, postures agressives) et verbales (menaces de nous « fumer » et de nous « faire finir la manif au poste »).

Louis Aliot est alors arrivé en voiture. Nous avons de nouveau tenté de nous rapprocher, sans succès. Puis, certainEs militantEs ont réussi, de manière individuelle, à se rapprocher du local. La BAC a alors redoublé d’agressivité, les poussant avec violence jusqu’à la place qu’elle semblait nous avoir attribuée. Nous avons réagi en nous interposant. C’est là que nous avons reçu des coups et des menaces, essayant dans le même temps de nous protéger et de nous défendre. « Toi, si tu continues à pousser, tu pourras plus mâcher », lance un policier à un de nos camarades. Dans la rue, le slogan retentit : « la police protège le Front National ! » Après un retour au calme, nous sommes restés sur notre position, continuant de scander des slogans. Aliot part en voiture. La manifestation se dissout dans le calme.

Manifestons contre la venue de Louis Aliot (FN) – Pau, Occitània

FN pishem 04Mardi 6 mai 2014, Louis Aliot se rendra au local FN de Pau à 17:00. Le candidat FN-RBM (Front National – Rassemblement Bleu Marine) de la circonscription Sud-Ouest pour les élections européennes commencera par visiter une cave de l’AOC Jurançon avant de se rendre à la permanence du parti frontiste, 18 rue Montpensier.

Nous étions présentEs lors de la venue de Marine Le Pen et avions réussi, avec nos camarades de Libertat, à convoquer un rassemblement conséquent. Une fois encore, le moment est venu d’exprimer notre profond rejet des idées haineuses et archaïques du FN.

Rendez-vous mardi 6 mai à 16:30 au 18 rue Montpensier. Siam numerós-osas entà pishar sus l’ehlama de l’òdi !

Solidarité avec les militantEs interpeléEs – Pau, Occitània

L’AAF organise un cycle de soirées en solidarité avec des militantEs de Lyon et de Tours, interpelléEs à l’occasion de manifestations, etc. Notre but est de réunir des fonds afin de leur venir en aide. Nous vous attendons donc à la Tor deu Borrèu ce soir (26 mars), le 9 avril et peut-être à d’autres occasions. A bèthlèu !

militantEs interpelléEs 2014-03 - 01

Antifaxista eguna – Baiona eta Kanbo, Euskal Herria

Demain aura lieu l’Antifaxista eguna en Pays basque Nord. Voici le programme de cette journée.

Antifaxista eguna 2014BAIONA (Bayonne)
11h00: marche de solidarité contre l’impunité des crimes d’État et la violence policière
12h30: Repas partagé à la ZUP

KANBO (Cambo-les-Bains)
15h00: CONFÉRENCE/DÉBAT « 2014: L’IMPUNITÉ DE LA TERREUR D’ÉTAT ET LA CRIMINALISATION DES LUTTES ANTIFASCISTES » Témoignages de Ramata Dieng du Collectif Vies Volées et de Skapel du groupe Première Ligne des quartiers populaires de Seine-St-Denis, suivis d’un débat.
20h00 : Hommage
21h00 : Concerts

Communiqué suite à la venue de Manuel Valls le 18/03/2014 – Pau, Occitània

Venue de Manuel Valls à Pau : un nouvel épisode répressif.

ManifestantEs contre la venue de Manuel Valls, devant la conciergerie du Lycée Louis Barthou.

ManifestantEs contre la venue de Manuel Valls, devant la conciergerie du Lycée Louis Barthou.

Suite à notre appel à manifester, nous nous sommes rassembléEs devant le Palais Beaumont. Après être restéEs assisES pendant moins de 5 minutes[ajout du 05/05/2014 : nous ne faisions pas un sit-in, nous étions simplement assis sur une murette, d’autres discutaient… c’est notre seule présence qui dérangeait la police], nous avons été évacuéEs manu militari à l’aide de clés de bras, etc par les forces de police (BAC et Police Nationale), sans avoir pu mener la moindre action, et afin de « laisser arriver l’autorité dans la sérénité”. Faisant part de notre désapprobation et voulant faire valoir nos (soit-disant) droits démocratiques, nous avons eu droit à des phrases du type « tu vas fermer ta grande gueule sinon je te mets une boîte” (agent de la BAC) et autres menaces. Il est nécessaire de préciser que, parmi les personnes encadrées par la police, était présent un enfant de 9 ans. Nous avons par la suite subi un contrôle d’identité totalement injustifié sous la menace d’être « amenéEs au commissariat”. C’est sous la bonne garde d’une quinzaine de policiers/ères nationaux/ales et d’une dizaine de CRS que nous avons été amenéEs à environ 300 mètres du Palais Beaumont, devant la conciergerie du Lycée Louis Barthou. Là, nous avons déployé notre banderole dont le slogan était « PS, Valls, on n’oublie pas : expulsions, Rroms, Georges Abdallah, Aurore Martin, solidaire de l’État d’Israël. La vergonha !” co-signée par Libertat ! et l’Action Antifasciste de Pau. Nous étions alors sous la surveillance du gros du contingent policier déployé pour l’occasion.

On voit là une nouvelle fois* la démocratie du PS – pas plus glorieuse que celle de l’UMP – et la répression qui caractérise depuis toujours l’État français jacobin, dans son refus catégorique de laisser s’exprimer tout dialogue et toute opposition progressiste, bien qu’elle fut pacifique. Ainsi, l’image qui pourra ressortir de la venue de Manuel Valls, de David Habib (candidat PS à la Mairie de Pau) et du PS dans les médias, sera celle de monarques dans leur fief. On remarquera le passage éclair de Martine Lignères-Cassou (Maire PS actuelle de Pau) et son mépris total pour les manifestantEs, interditEs de séjour devant le lieu du meeting.

Nous ne nous laisserons pas intimider par ces méthodes dignes d’un autre temps, ni par la censure de toute opposition ! L’État a fait son boulot, nous saurons faire le nôtre !

* Nous avions déjà été arrêtés suite à l’occupation du local du PS en Octobre 2013, action menée en solidarité avec Georges Abdallah.

Action Antifasciste Pau, Libertat !, OC Futur Rouge, Kimetz

Actualisation le 19 mars 2014 : Environ une quarantaine de camions de CRS étaient présents dans le secteur. Notre communiqué n’est pas passé dans la presse, tandis que la venue de Valls faisait les gros titres. Lors de notre contrôle d’identité, un jeune homme arborant un sweat de La Manif Pour Tous était juste à côté de nous… il n’a pas été inquiété et a pu se rendre au meeting.

En Occitan (traduction venant du site de Libertat, avec quelques oublis) :

Valls a Pau : naveth episòdi repressiu !

En seguir deu noste aperet a manifestar, que s’èm amassats dabant lo Palai Beaumont. 5 minutas après estar arribats, qu’èm estats evacuats manu militari dab clau de braç, etc. per las fòrças de policia (BAC e Polici nacionau), shens aver podut miar l’accion, e entà « laisser arriver l’autorité dans la sérénité« .

En har part de la nosta desaprobacion e deu nostes drets democratics, qu’avem avut dret a frasas com aqueras « tu vas fermer ta grande gueule sinon j’te mets une boîte (agent de la BAC) e auteas miaças. Qu’ei necessari de precisar que, au bèth miei de las personas encadradas per la policia, era present un mainat de 9 ans. Que pati en seguir d’un contraròtla d’identitat totaument injustificada devath la miaça d’estar emportats au comissariat. Qu’ei devath la bona garda d’un quinzenat de policiers/eras nacionaus e d’un detzenat de CRS qu’avem desplegat la nosta banderòla dab l’eslogan: « PS, Valls, ne desbrombam pas: expulsions, Rroms, Georges Abdallah, Aurore Martin, solidaris de l’Estat Israelian. La vergonha ! » co-signada dab l’Accion Anti-fascista de Pau. Qu’eram alavetz devath la susvelhança deu gròs deu contingent policier desplegat tad aqueth parat.

Que vedem un naveth còp* la democracia deu PS – pas mei gloriosa que la de l’UMP – e la repression qui caracterisa despuish tostemps l’Estat francés jacobin, dens lo son arrefus categoric  de deishar s’exprimir tota opausicion progressista, quitaent pacifica. Atau, l’imatge qui poderà sortir de la vienuda de Manuel Valls, de David Habib (candidat PS a la mairia de Pau) e deu PS dens los médias, que serà la de monarques dens lo lor capdulh. Qu’arremarcaram lo passatge brac de la Martina Linhèra-Casso (Maira deu PS actuau) e lo son mesprès totau entaus manifestant(a)s, « defenuts d’arrepaire » dabant lo lòc deu meeting.

Ne’ns deisheram pas intimidar per aquestes metòdes dignes d’un aute temps, ni per la censura de tota oposicion!