AGRESSION DE MILITANT-E-S ANTIFA ET FEMINISTES PAR DES MILITANTS DE L’UNI

Hier, samedi 7 février, les fascistes de l’UNI (syndicat étudiant d’extrême droite) accompagnés de leur petit fan-club affinitaire ont choisi de s’incruster au carnaval béarnais. En plus d’imposer leur présence nauséabonde, ils ont fait le choix de venir provoquer des militant-e-s de l’Accion Antifascista Pau Bearn, Podem, Akab, Libertat. Leur but ? De toute évidence, ils voulaient se battre, refusant le débat et choisissant des slogans jacobins et anti-antifa. Après avoir frappé un de nos militants, un des fafs, bien connu sur le campus, a continué sur une militante féministe de Podem qui tentait de les séparer. Notre camarade a dû être pris en charge par le service de secours présent sur place. Heureusement virés du carnaval, ils sont partis rapidement.
La stérilité de leur « action » nous montre une nouvelle fois leur niveau. Cela va de pair avec leur attitude sur le campus et leurs tentatives de pseudo-intimidation. Mais qu’ils n’oublient pas, Pau est et restera une ville antifasciste.

Ni oubli Ni pardon
Riposte antifasciste

La Horde, méchamment sexiste.

Lorsqu’il a été porté à la connaissance de la Horde l’histoire de Lucie, elle a refusé de se faire le relais de l’élan de solidarité qui s’est formé dans les rangs des militant-e-s antifascistes autour de Lucie. Voici leur explication.

« Rendre pêle-mêle responsable du viol d’une femme l’extrême droite, la police, l’État, le PS ou le capitalisme, c’est passer à côté de la nature profondément sexiste du viol. Jusqu’à preuve du contraire, il n’y a pas plus (et pas moins) de violeurs à l’extrême droite qu’à l’extrême gauche, et le viol n’est pas une pratique propre à la société capitaliste. »

La suite de leur réponse se trouve ici.

Titta, militante féministe, et Lucie leur ont répondu.

« […]vous passez à côté de la nature profondément sexiste du capitalisme. Bien évidemment que le fait que le corps des femmes soit considéré comme un objet à disposition est en lien avec le capitalisme. Bien évidemment qu’il est aussi question de territoires. Bien évidemment qu’il est question de propriété. »

La suite de la réponse de Titta se trouve ici.

« Pour ce qui est de votre analyse de l’analyse : merci de ne pas venir m’expliquer ce que j’ai vécu, le sexisme de ce viol. Ce n’est pas passer à côté de la nature profondément sexiste du viol, c’est intégrer tous les acteurs qui permettent aux violeurs d’agir impunément, aux fascistes de militer impunément. »

La suite de la réponse de Lucie se trouve ici.

La Horde, méchamment antifasciste. Méchamment. Pourquoi pas. Antifasciste, on émet plus de réserve. La Horde, on en a été des lecteurs. Des gens qui prennent vraiment position, enfin ! C’était inouï, inespéré ! Des larmes de joie à profusion ! Bon, on exagère, mais c’était chouette de savoir que c’était là. Et après on a vu les limites du truc. L’affaire qui s’est passée dans l’ombre, doucement, sans faire de vague. Et on a pas aimé. Parce que la Horde on y croyait. Et quand L’OCFR a demandé à la horde de relayer l’histoire de Lucie et qu’elle a refusé, on a d’abord cru à une blague. La horde a répondu, très méchamment, la réponse que voilà (premier lien cité). Si c’était une blague, on n’a définitivement pas compris. Une vraie bande de pas rigolos la Horde. Sauf que là, ils ont chié dans la colle. Et au lieu de réfléchir sur ce qu’ils avaient fait, d’envoyer de plates excuses et de se mettre à avoir un minimum de cohérence dans leurs propos, ils ont retiré l’action antifasciste de Pau de leur liste de groupes antifascistes. Parce qu’on leur a dit qu’on était profondément outré-e-s du peu de rigueur intellectuelle dont ils faisaient preuve sur ce coup là. Déception. Pour nous, la Horde n’est plus qu’une horde d’antifas primaires qui ont raté l’occasion d’apporter un soutien essentiel à une camarade, qui ont oublié un léger, un infime détail, qui est que la lutte antifasciste passe par la suppression de toutes les oppressions.

La Horde, méchamment sexiste ? Ni oubli, ni pardon.

Lucie, violée par un fasciste

Lucie est une militante antifasciste. Elle lutte par conviction, elle lutte par nécessité. En août 2013, Lucie a été violée par un opposant politique. Un fasciste. Un acte certes profondément choquant pour ses camarades, mais profondément douloureux et destructeur pour elle. Elle a choisit de continuer à se battre parce que son viol n’est pas un acte isolé. Elle a choisit de faire de son cas particulier une lutte générale contre le sexisme.

Cette lutte passe par la dénonciation de l’idéologie patriarcale qui règne encore actuellement dans l’État français. La peur des représailles, du jugement, la loi du silence implicite qui régit nos rapports sociaux, beaucoup de choses permettent aux violeurs de s’en tirer. La culture du viol qui sévit aujourd’hui dans nos sociétés contribue à leur permettre de violer, de violer à nouveau.

Ce viol, ainsi que tous les autres, est un crime profondément fasciste parce qu’il est un acte de domination ayant pour but d’affaiblir son adversaire, de le/la maintenir dans son statut d’oppressé-e. Les viols perpétrés contre les femmes sont autant d’armes contre la lutte féministe et anti-sexiste. Ils sont les promoteurs de ce silence imposé, de ce refus d’écouter nos voix. Utiliser le viol pour empêcher les gens de défendre leurs droits, c’est choisir de conforter ce climat d’inégalité qui nous dérange. Utiliser l’excuse des opinions politiques, c’est reconnaître qu’en plus d’être un crime sexiste, violer est un crime fasciste.

Face à la multiplication des agressions fascistes, l’assassinat de Clément parce qu’il était antifasciste, l’agression de Leïla parce qu’elle était musulmane, l’assassinat de Rémi parce qu’il défendait une ZAD, face à toutes ces attaques qui se reproduisent jour après jour, qui sont invisibilisées, décrédibilisées, ne pas prendre position, c’est prendre la position de l’oppresseur.

Aujourd’hui, à l’heure où Lucie a de nouveau été agressée par ce garde-fou du patriarcat, nous choisissons de lever nos voix et de les joindre à la sienne. Parce qu’il faut que cela cesse. Parce que chaque nouvelle offense ne nous empêche pas de lutter mais nous rend chaque jour plus en colère, plus haineu-x-ses et plus motivé-e-s à détruire la menace fasciste.

C’est uni-e-s dans cette lutte que les antifascistes pourront détruire les relents patriarcaux et phallocrates de l’État français et ainsi éliminer l’un des piliers de cette idéologie nauséabonde.

Ne pas s’impliquer dans cette lutte, en tant que militant-e progressiste, que groupe progressiste, c’est se ranger à leur côté. Nous ne tolérerons pas cette hypocrisie, nous demandons un soutien de tou-te-s nos allié-e-s, un ralliement aux côtés de Lucie, à la fois pour elle et pour toutes celles et ceux qui continuent à subir ces oppressions systémiques.

Ni oubli ni pardon, solidarité antifasciste.

AFA Pau Béarn

https://antifafemrev.wordpress.com/2015/02/01/du-spray-au-poivre-et-des-coups-de-couteau/

Manifestations après l’assassinat de Rémi Fraysse – État français

Rémi Fraysse - Nantes - flics gazentSuite à l’assassinat de Rémi Fraysse, des manifestations ont éclaté un peu partout dans l’État français.  Le préfet de Loire-Atlantique accuse les manifestantEs nantaisEs d’avoir lancé des bouteilles d’acide sur la police. Il affirme également que cette dernière n’a pas fait usage de flashballs. Pourtant, un manifestant a eu le nez arraché par une balle de ce type de fusil. Pendant ce temps, à Nantes toujours, des fascistes facilitent le travail de la police en menant une campagne de délation contre les manifestantEs, notamment en les prenant en photo et en diffusant ces dernières sur Internet.

Antifascistes, féministes et révolutionnaires !

Il y a quelques heures, le site Antifascistes – Féministes – Révolutionnaires publiait ses deux premiers articles. Ce site, c’est celui de la campagne antisexiste à laquelle l’Accion Antifascista Pau a décidé de prendre part, entre autres organisations de l’État français. Nous relayerons régulièrement les infos émanant d’AntifaFémRév. Ci-dessous, les liens vers lesdits articles :

Solidarité avec notre camarade Lucie, violée par un fasciste !
ACAB

Antisexisme campagne bandeau haut blog 07

Assassinat de Clément Méric : Esteban Morillo libéré – Paris, France

… Ou comment mal commencer l’année. Nous publions ici le communiqué rédigé hier par le Comité pour Clément. Nous invitons touTEs les militantEs et sympathisantEs antifascistes à suivre de près l’actualité, au cas où des protestations viendraient à être organisées. Cette libération sous contrôle judiciaire a été précédée par plusieurs rassemblements de militants fascistes à travers l’Europe, parfois devant les consulats français.

 

Manif Clément ParisNous avons appris ce jour la libération sous contrôle judiciaire de M. Morillo, principal mis en cause dans la mort de notre camarade, Clément Méric.

Rappelons d’abord que la fin d’une détention provisoire ne présage en rien de l’issue d’un procès, et encore moins de l’innocence des mis en examen. En effet, la détention provisoire est une mesure d’exception qui doit être justifiée par les nécessités de l’instruction et cesser dès que possible. Les parties civiles ne se sont d’ailleurs prononcées sur aucune des demandes de remise en liberté, et ce depuis le début de l’affaire.

Qu’il soit bien clair aussi que nous ne prônons pas l’enfermement comme solution, que nous ne le souhaitons à personne ; et surtout que nous ne nous en remettons pas à la justice pour lutter contre l’extrême droite.

Elle a d’ailleurs prouvé son indulgence voire sa bienveillance à l’égard de celle-ci à plusieurs reprises : les assassins de Brahim Bouarram ont été condamnés à des peines de huit mois à un an ferme, un militant qui a tiré sur un concert de soutien aux sans-papiers a été condamné à deux ans de prison en comparution immédiate sans aucune enquête sur les complicités dont il a bénéficié, Serge Ayoub est relaxé de l’assassinat de James Dindoyal et nous pourrions poursuivre cette triste liste.

La libération de M. Morillo ne doit pas faire oublier que les preuves à l’encontre des militants de 3e Voie qui ont agressé Clément sont accablantes. Loin de la présentation qu’en font certains médias qui renvoient deux versions dos à dos, l’enquête a permis de préciser les zones d’ombres des premières semaines. Plusieurs témoins confirment la présence de poings américains dans le groupe de skinheads ainsi que l’appel de renforts par SMS et appels téléphoniques. Les relevés d’appel confirment également le lien direct entre les agresseurs de Clément et Serge Ayoub, qui prétendait pourtant ne pas les connaître. Enfin, la vidéo de surveillance citée en juin par RTL, dans ce qui restera une belle intoxication d’un média peu regardant, démontre que Clément et ses amis n’ont pas bougé d’un centimètre en direction de leurs agresseurs qui se sont bien jetés sur eux.

Mais le mal est fait. L’extrême droite a réussi son coup de communication avec la complicité de nombreux journalistes qui se sont empressés de relayer leurs versions, voire de donner de l’importance à des provocations verbales alors que notre camarade avait été frappé à mort.

Notre combat ne vise pas à une vengeance judiciaire par l’obtention de lourdes peines. Il vise à refuser que soient mis sur un pied d’égalité les idées de haines et de violence de l’extrême droite avec les idées d’égalité et de progrès social que nous défendons.

Comité pour Clément

Esteban Morillo libération ComPourClém (2014-09-02)Esteban Morillo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ailleurs dans la presse francophone : Metronews, Europe 1, Le Parisien (tous considérés comme peu à très peu fiables)

Massacre de plus de 40 syndicalistes – Odessa, Ukraine

Le 2 mai 2014, plus de 40 syndicalistes mouraient brûlés vifs, asphyxiés ou lynchés par des fascistes, à Odessa.

Un fasciste "pro'ukrainien" lance un cocktail molotov conte la maison des syndicats (crédits photo Reuters).

Un fasciste « pro’ukrainien » lance un cocktail molotov conte la maison des syndicats (crédits photo : Reuters).

Depuis quelques temps, des syndicalistes campaient devant la maison des syndicats d’Odessa, en signe de protestation vis-à-vis du nouveau gouvernement ukrainien. Dans la journée du 2 mai, des échauffourées auraient – selon la presse française – éclaté après qu’une manifestation « pro-ukrainienne » ait été attaquée par des « pro-russes ». Au fil des combats de rue, des manifestants « pro-ukrainiens » ont commencé à se diriger vers le campement des syndicalistes. D’après les témoignages, ces manifestants étaient en fait en grande partie des membres de la milice fasciste Pravyj Sektor. Ces derniers, attaquant le campement à l’aide d’armes à feu, ont repoussé les syndicalistes jusqu’à la maison des syndicats où ils se sont réfugiés. Les fascistes ont alors condamné tous les accès du bâtiment – bloquant les syndicalistes à l’intérieur – avant d’y mettre le feu à l’aide d’engins incendiaires tels que des cocktails molotov.

Police inactive et pompiers paralysés

Photos prises à l'intérieur après extinction de l'incendie.

Photos prises à l’intérieur après extinction de l’incendie (source : Sare Antifaxista).

Pendant ce temps, la police ukrainienne est restée quasi-statique, sous prétexte qu’elle n’était pas armée. De leur côté, les fascistes pro-ukrainiens se sont divisés en deux : certains continuant d’assiéger le bâtiment en flammes ; d’autres bloquant les camions de pompiers venus éteindre l’incendie après avoir mis longtemps à réagir. Après que le feu ait fini par être éteint, le bilan est lourd. 8 personnes sont mortes en tentant de sauter par les fenêtres et 30 autres ont été brûlées vives et/ou asphyxiées par les fumées. Cependant, certains syndicalistes ont réussi à fuir les flammes… avant d’être passés à tabac, voire lynchés par les « pro-ukrainiens ». Le bilan dépasse ainsi les 40 morts. Ceux et celles ayant survécu au feu puis aux coups ont été arrêtés par la police pour terrorisme et séparatisme. La police ukrainienne annonce plus de 130 arrestations à la suite des deux événements de la journée.

Un manque de communication

Le conflit en Ukraine alimente la presse européenne, qui raconte tous les jours les affrontements entre « pro-russes » et « pro-ukrainiens ». Ce dont on n’entend jamais parler en revanche, c’est du nombre de pogroms contre des syndicalistes, des communistes, et autres militants de gauches. Le tout commis par les mêmes milices fascistes que celles qui ont grandement aidé la « révolution de Maidan ». Les photos et vidéos de ce fait tragique restent confidentielles, ou effacées par les différents hébergeurs. Pendant ce temps, les journaux à la solde de Kiev présentent ces assassinats comme de la légitime défense. De plus, le journal Oukraïnsky Tyjden affirme que « le bâtiment […] commençait déjà à brûler, sans doute à cause des cocktails molotov » soit-disant utilisés par les syndicalistes ! Saluons à ce propos le professionnalisme de Ouest-France qui désigne des miliciens armés d’engins incendiaires par le terme « circonstances peu claires ».

Cet événement et d’autres photos le concernant dans la presse française et francophone (considérée en général comme moyennement fiable à peu fiable): Ouest-France, Le Courrier de Russie (témoignage), Huffington post, Le Monde.

Deux vidéos suivent cet article.

Pendant l’attaque du bâtiment :

Les fascistes achèvent des blessés :