4 militants basques interpellés

Le 27 janvier 2015, quatre jeunes militants basques, Teo Salamon, Jean-François Magis, Haitz Agirrebarrena et Alex Feldmann ont été interpellés par la SDAT au Pays Basque Nord. Transférés rapidement à la gendarmerie de Pau, ils sont les énièmes victimes de la volonté de l’État français et de l’État espagnol de continuer la répression contre le peuple basque. En soutien nous avons appelé à un rassemblement le soir même devant la gendarmerie, mobilisation reconduite le lendemain (appel également des militants de AKAB, suivi le lendemain par Libertat). Haitz, Jean-François et Alex ont été libérés entre mercredi et jeudi sans aucune charge selon leur avocate (Clara Rouget). Teo a été libéré vendredi 30 sous contrôle judiciaire après avoir été transféré le jeudi 29 janvier à Paris. Malgré leur libération, nous restons vigilants contre les attaques répétées de l’état contre les militant-e-s basques. Nous restons solidaires avec eux, avec leur lutte de libération nationale. Ces arrestations ne sont qu’un écho à celles des avocat-e-s des militant-e-s de Batasuna il y a de ça 15 jours. Libération et amnistie pour tou-te-s les prisonnier-e-s politiques !

Manifestations après l’assassinat de Rémi Fraysse – État français

Rémi Fraysse - Nantes - flics gazentSuite à l’assassinat de Rémi Fraysse, des manifestations ont éclaté un peu partout dans l’État français.  Le préfet de Loire-Atlantique accuse les manifestantEs nantaisEs d’avoir lancé des bouteilles d’acide sur la police. Il affirme également que cette dernière n’a pas fait usage de flashballs. Pourtant, un manifestant a eu le nez arraché par une balle de ce type de fusil. Pendant ce temps, à Nantes toujours, des fascistes facilitent le travail de la police en menant une campagne de délation contre les manifestantEs, notamment en les prenant en photo et en diffusant ces dernières sur Internet.

Communiqué suite à la manifestation pour la libération de Georges Abdallah – État français

Georges Abdallah - Lanamesa - 2014-10-25

En bas à gauche, banderole de tête du cortège de la Coordination Antifasciste de Lutte contre l’Extermination Carcérale, la Criminalisation de la Lutte Antifasciste et pour la Libération des Prisonnier.ère.s Politiques.

Nous mettons à disposition des lecteurs et lectrices du blog un communiqué de Futur Rouge. Celui-ci concerne la manifestation en soutien aux prisonniers politiques qui s’est déroulée à Lanamesa le 25 octobre dernier. L’organisation communiste y dénonce la présence d’individus faisant l’apologie du viol et s’étant rendus coupables de provocations au cours de la manifestation.

ZAD du Testet : un mort – Galhac, Occitània

Rémi Fraysse, 21 ans, est mort ce 26 octobre, suite à l’attaque de la ZAD du Testet par les forces de police.


Testet (ZAD, Galhac) 2014-10 - drapeau rougeCela fait maintenant plusieurs mois que le pays de Galhac* est devenu le théâtre d’affrontements réguliers. En effet, il est prévu d’y construire un barrage d’1.5 million de mètres cubes à des fins d’ « équilibre hydrologique » (selon le Conseil Général du Tarn, citant le Ministère de l’Environnement). Les travaux ont déjà commencé, détruisant un espace de biodiversité servant de refuge à de nombreuses espèces animales. Certaines d’entre-elles sont déjà menacées. Le 25 octobre, une nouvelle manifestation avait lieu pour protester contre la poursuite des travaux, le rapport d’experts n’ayant toujours pas été remis à la Ministre de l’Environnement, Ségolène Royal. Après quelques échauffourées dans l’après-midi, le calme était revenu en début de soirée. Des concerts avaient lieu le soir-même.

Les Gardes Mobiles ont trainé le corps de Rémi à l’écart de ses camarades

Testet (ZAD, Galhac) 2014-10 - monticuleVers 2h du matin, alors que le public des concerts et des animations a quitté les lieux, les Gardes Mobiles procèdent à une charge. Cette dernière donne lieu à un échange de projectiles, notamment un lancer massif de « grenades lacrymogènes, incapacitantes et explosives ». Une personne tombe à terre. C’est Rémi Fraysses, 21 ans, touché dans le dos, sans doute [obligation légale, ndlr] par une grenade des forces de police. Les agents trainent alors le corps inerte de Rémi de leur côté, mettant en joue ses camarades, les empêchant de venir à son secours. Plus tard, des gyrophares de pompiers sont aperçus du côté des Gardes Mobiles. À 5h du matin, les affrontements ne sont toujours pas terminés. Vers la fin de la nuit, après de nombreux lancers de grenades, les forces de police procèdent à un gazage massif afin de couvrir leur fuite.

Des manifestations ont eu lieu partout dans l’État français

On voit le lieu où Rémi serait tombé, au deuxième plan. Le sang séché est cerclé de bleu. Au premier plan, à quelques mètres, l’impact au sol d’une grenade explosive. On observe dans le coin droit un bout de sangle de sac à dos.

On voit le lieu où Rémi serait tombé, au deuxième plan. Le sang séché est cerclé de bleu. Au premier plan, à quelques mètres, l’impact au sol d’une grenade explosive. On observe dans le coin droit un bout de sangle de sac à dos.

Un homme qui luttait contre la destruction du pays de Galhac au nom du profit et de l’agriculture intensive a donc été assassiné par les forces de l’ordre. Nous condamnons fermement cet acte, qui rappelle l’assassinat de Sébastien Briat, militant opposé au passage d’un train de déchets nucléaires à Avricourt en 2004. Suite à la mort de R. Fraysses, des manifestations ont eu lieu, d’abord sur place, puis un peu partout dans l’État français pour dénoncer ce crime. Un rassemblement a d’ailleurs été convoqué à Pau par diverses organisations ce 27 octobre à 19h. La manifestation de Galhac a, en dépit de toute dignité, été réprimée par les forces de police.

« Si j’avais su que ce serait un tel bordel… »

Rémi Fraysses assassinat Mélenchon traitreMais au milieu des réactions de condamnation de cet odieux assassinat, certaines voix s’élèvent pour défendre la République. C’est par exemple le cas de Jean-Luc Mélenchon, patron du Parti de Gauche, dont nous vous invitons à lire la réaction ici ou sur la gauche du paragraphe (nous vous invitons également à vous munir d’un sceau ou de tout autre récipient avant de lire ; ce blog nous est inconnu, aussi nous n’affirmons en aucun cas cautionner les autres contenus qui s’y trouvent). Autre réaction dont l’indécence n’a d’égal que l’égoïsme, celle de Thierry Carcenac, Président (PS) du Conseil Général du département du Tarn : « Si j’avais su que ce serait un tel bordel, je ne me serais peut-être pas lancé dans un tel projet. »

La famille de Rémi Fraysses annonce qu’elle va porter plainte pour homicide volontaire.

Actualisation du 30 octobre : Denis Favier, Directeur Général de la Gendarmerie Nationale, exclut de suspendre le gendarme qui a tiré la grenade qui serait à l’origine de la mort de Rémi Fraysses. Le patron de la Gendarmerie affirme que l’escadron qui est intervenu sur le site du Testet est « meurtri ». Nous pensons à ce moment à la famille de Rémi, victime une nouvelle fois de l’absence totale de compassion de la part d’une nouvelle personnalité publique.

* Gaillac en français.

Mos Maiorum : une rafle à grande échelle – Union Européenne

Nous transmettons ci-dessous un document ainsi qu’un texte, relayés sur divers sites et blogs, traitant de l’opération policière nommée « Mos Maiorum ». Nous ne sommes pas forcément d’accord sur tout mais il nous semble important de partager cette information qui, dans sa forme telle quelle, nous semble toutefois intéressante.


Les États membres de l’Union européenne (UE) vont mener une opération de police conjointe de grande envergure du 13 au 26 octobre 2014. Frontex et Europol, une agence de l’UE chargée de lutter contre la criminalité transfrontalière, sont associés aux États membres.
L’ONG britannique Statewatch a réussi à obtenir un document officiel du Conseil de l’Union européenne datant du 10 juillet 2014 qui explique les objectifs et modalités de cette opération appelée « Mos Maiorum ».

Objectifs de l’opération

La finalité de l’opération est premièrement, d’« affaiblir la capacité des groupes criminels organisés qui facilitent l’immigration illégale dans l’UE et se concentrera sur les passages illégaux de frontières » ; et deuxièmement, de collecter de l’information sur les principales routes utilisées par les migrants qui entrent de façon dite « irrégulière » et sur les façons d’opérer des réseaux criminels pour faire passer les personnes dans l’UE.
Cette opération va se traduire par :

  • Des interpellations des migrants en situation irrégulière pour recueillir des informations en vue d’enquêter sur les réseaux criminels ;
  • L’identification, la poursuite en justice et le démantèlement des réseaux criminels ;
  • La recherche et l’analyse des routes utilisées par les migrants et les réseaux (à la fois aux frontières extérieures et au sein de l’espace Schengen) ;
  • À terme, le renforcement des actions afin de lutte contre l’immigration « illégale » (contrôles aux frontières et activités de surveillance).

Les États membres de l’UE et les États de l’espace Schengen sont incités à participer activement à l’opération. Celle-ci sera coordonnée par l’Italie, qui occupe actuellement la présidence du Conseil de l’UE, en lien étroit avec Frontex.

Préoccupations

Derrière l’objectif de démantèlement de réseaux des passeurs, l’interpellation massive de personnes en situation irrégulière est visée. Les contrôles aux frontières extérieures, mais aussi au sein de l’espace Schengen (notamment ports, gares, aéroports) devraient être renforcés pendant cette période.
Le document se garde de préciser le sort réservé aux personnes interpellées, ni la base légale des contrôlées : profil racial, contrôle au faciès ? Des méthodes illégales au regard du droit européen, notamment du code frontières Schengen.
Cela pose aussi des questions en matière de protection des données : quelle utilisation sera faite des données – dont des données personnelles – récoltées ? Les États membres sont censés recueillir le plus de détails possibles sur les migrants interceptés : âge, sexe, nationalité, lieu et date d’entrée, routes utilisées, etc.
Opacité de l’opération est inquiétante. Très peu d’informations sont disponibles et le contrôle démocratique semble avoir été écarté, nous ne disposons pas d’éléments sur l’information du Parlement européen. Quelle sera l’implication concrète des États membres ? L’Espagne a annoncé sa participation. Qu’en est-il de la France ?
Mos maiorum, selon le site belge d’information sur les centres fermés, Getting the voice out, signifierait « mœurs des anciens » ou « coutumes des ancêtres ». Il désigne dans la Rome antique le mode de vie et le système des valeurs ancestrales. Il est souvent pris comme une référence, et est à opposer au spectacle de la décadence du temps présent ! Les cinq fondements de ce concept sont d’un cynisme total au vu des objectifs d’une opération de police :

  • Fides : fidélité, respect de la parole donnée, loyauté, foi, confiance ;
  • Pietas : piété, dévotion, patriotisme, devoir ;
  • Majestas: sentiment de supériorité naturelle d’appartenance à un peuple élu, majesté ;
  • Virtus : qualité propre au citoyen romain, courage, activité politique ;
  • Gravitas : ensemble des règles de conduite du Romain traditionnel, respect de la tradition, sérieux, dignité, autorité.

Au lendemain du triste anniversaire du naufrage de Lampedusa d’octobre 2013, le lancement de cette opération illustre le double discours de l’UE. Les déclarations humanistes sur le sauvetage en mer pèsent bien peu au regard de l’ampleur de cette opération de police menée à l’échelle européenne.

Mos Maiorum 1Mos Maiorum 2

Proposition n°2205 : une loi contre l’antifascisme – État français

CRS 1968 02Un projet de loi visant à dissoudre les groupes antifascistes a été proposé à l’Assemblée Nationale.

« Proposition de loi n°2205« . C’est le nom du projet qui viserait à « élargir les conditions de dissolution des associations ou groupements de fait tels que les groupes « antifas » ». En effet, sous prétexte de « violences », de « trouble » et d’atteinte portée « aux biens et aux personnes, en particulier contre les forces de l’ordre et les institutions publiques », des députés de droite ont déposé cette proposition de loi le 17 septembre dernier à l’Assemblée Nationale.

Risques de poursuites

Le projet pourrait restreindre la liberté des militantEs antifascistes à s’organiser en collectif, y compris en tant que « groupement de fait ». Ceci ferait courir le risque à n’importe lequel/laquelle de nos camarades d’être la victime de poursuites judiciaires pour le simple fait d’être militantE.

Soutenons les camarades de l’UAT – Tolosa, Occitània

Tolosa UAT antifas inculpés 2014-04Pour voir l’article original : cliquer ici.

Les antifascistes connaissent une vague de répression liée à leurs activités. Toulouse, Paris, Lille et d’autres doivent faire face à la répression. Nous appelons donc à nous soutenir d’une façon ou d’une autre. Soutien financier, soutien matériel, soutien militant. Chacun et chacune peut aider la lutte antifasciste à sa facon. L’argent récolté ira aux groupes antifascistes de Toulouse (UAT),  aux inculpés de Jour de colére Toulouse et aux inculpés antifascistes d’autres villes.

Relayez l’information Soutenez les antifascistes ! Le lien pour le pot commun c est ici aussi ! Lien direct : http://www.lepotcommun.fr/pot/e13y0a1i

 

Déploiement policier au Testet – Occitània

Article écrit par une ZADiste du Testet :

APPEL URGENT ++ A MOBILISATION POUR LA SAUVEGARDE DE LA ZONE HUMIDE DU TESTET
Testet ZAD panneau 2014-05Nous sommes face aujourd’hui encore à un GTII (Grands Travaux Inutiles et Imposés) par l’état Français impérialiste, de la même nature que l’aéroport de NDDL. Le Testet est une zone humide majeure du Tarn, tant par sa biodiversité que par ses 94 espèces animales protégées ainsi que par leurs habitats naturels respectifs. Il s’agit de la dernière zone humide d’importance, classée ZNIEFF (Zone naturelle d’intérêt faunistique et floristique. Le projet de construction d’un barrage date d’environ 40 ans, tiens donc tout comme le projet de construction d’un aéroport à NDDL… Il est porté par le Conseil Général du Tarn, maître d’ouvrage, et par son maître d’ouvrage délégué, la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne (CACG). L’enjeu pour l’état impérialiste Français est de capter les eaux de la vallée afin d’irriguer des terres agricoles destinées à l’agriculture intensive avec toute la productivité, la pollution que cela implique. Depuis 2013 des personnes issues de tous milieux défendent ces 40 ‘hectares. Y figurent parmi elles des habitants de la région, militants écologiques, zadistes, associations et collectifs. A la suite du rejet, le 14 avril 2014, devant le Conseil d’Etat, du pourvoi en cassation formé par le collectif du Testet, les forces de répression de l’état français impérialiste ont expulsé les zadistes qui préservent notre terre. En effet, le vendredi 16 mai, une centaine de GM [Gardes Mobiles, ndr] appuyés par un hélico de combat sont intervenus usant de la force afin d’évacuer la zone. Nous avons subi des arrestations arbitraires, passages à tabac, insultes, intimidations comme à l’accoutumée de la part de la Gendarmerie Mobile et CRS. Depuis, nos camarades restés en résistance sur place sont pourchassés,jour et nuit, par les forces de répression. Nous appellons à une mobilisation massive et urgente. Nous sommes en résistance, nous avons besoin de renfort au plus vite, très vite. Notre lutte se veut pacifique, elle ne pourra pas se faire sans le plus grand nombre. Aussi nous vous attendons, nombreux, très nombreux.
Parce que nos vies sont plus importantes que leurs profits! NO PASARAN!!

Vous pouvez visiter leurs blogs en cliquant ici et ici.

Suite à la manifestation contre la venue de Louis Aliot (FN) – Pau, Occitània

Le 6 mai, à 16:30, des militants de l’Action Antifasciste de Pau, de Libertat et des non-organiséEs avons commencé à nous regrouper au bout de la Rue Montpensier. Dès notre arrivée, nous avons subi des provocations de la part de la Brigade Anti Criminalité (BAC). Le quartier était alors sujet à un dispositif policier disproportionné. Vers 16:50, nous avons tenté de nous rapprocher du local du FN, munis d’une banderole (cosignée AAF-Pau et Libertat) portant le message « Pishem sus l’ehlama de l’òdi ! Pissons sur la flamme de la haine ! » et scandant le slogan « F comme fasciste, N comme nazi ! À bas le Front National ». Une autre banderole faisait référence aux proximités idéologiques entre le FN et les néo-nazis ukrainiens qui ont assassiné une quarantaine de syndicalistes à Odessa. Instantanément, la BAC nous a coupé la route et nous a repoussés jusqu’au trottoir, sans que nous n’ayons pu nous approcher du local frontiste. Ils ont alors établi un rapport de force, exerçant des pressions physiques (proximité, postures agressives) et verbales (menaces de nous « fumer » et de nous « faire finir la manif au poste »).

Louis Aliot est alors arrivé en voiture. Nous avons de nouveau tenté de nous rapprocher, sans succès. Puis, certainEs militantEs ont réussi, de manière individuelle, à se rapprocher du local. La BAC a alors redoublé d’agressivité, les poussant avec violence jusqu’à la place qu’elle semblait nous avoir attribuée. Nous avons réagi en nous interposant. C’est là que nous avons reçu des coups et des menaces, essayant dans le même temps de nous protéger et de nous défendre. « Toi, si tu continues à pousser, tu pourras plus mâcher », lance un policier à un de nos camarades. Dans la rue, le slogan retentit : « la police protège le Front National ! » Après un retour au calme, nous sommes restés sur notre position, continuant de scander des slogans. Aliot part en voiture. La manifestation se dissout dans le calme.