FACE À L’IMPÉRIALISME FRANÇAIS : SOUTIEN INTÉGRAL AUX MIGRANT-E-S

Sur le continent européen où la libre circulation des capitaux, aux conséquences dévastatrices ne semblent pas déranger les différents gouvernements, l’arrivée de migrants, semble pour eux bien plus problématique. Aucun des pays européens ne jouent le rôle d’asile qu’il devrait jouer, et ils se refusent tous à offrir des conditions d’accueil décentes à ces migrant-e-s qui pourtant n’ont commis aucun crime, à part celui de vouloir simplement passer sur le « territoire » européen. Au niveau de l’État français on ne voit aucune évolution dans les différents gouvernements, que ce soit au poste de ministre de l’intérieur, de Sarkozy à Cazeneuve les migrant-e-s continuent à être considéré-e-s comme des ennemi-e-s et les réfugié-e-s comme des menaces, tout comme à la présidence où François Hollande lors de sa candidature en 2012 avait dit vouloir mettre fin à la détention des migrant-e-s mineur-e-s représentant une entrave grave aux droits de « l’Homme », promesse bien entendu non tenue. Des solutions durables n’apparaissent toujours pas lorsque comme à Calais dans certains squats ou s’entassaient des migrant-e-s la gale se déclarait. Les différents états continuent à voir les arrivées de migrant-e-s comme rentrant uniquement dans le cercle de l’immigration irrégulière, qu’ils condamnent violemment, sans tenir compte de la condition des Érythréens ou des Soudanais vivant dans leurs pays respectifs des régimes politiques où les droits de « l’Homme », que les dirigeant-e-s européen-e-s ont déclaraient porter sur les autres continents au prix comme on le sait de la colonisation, sont bafoués et la situation invivable. Les gouvernements ne tiennent aucun compte du constat pourtant unanime que dresse les associations soutenant aujourd’hui les migrant-e-s sur le sol européen. Tout cela rend le quotidien des migrant-e-s invivable .

Le quotidien des migrant-e-s

Devant une politique européenne de l’immigration fondée sur la répression permanente, le quotidien des migrant-e-s est terrible. Pour atteindre la « forteresse Europe », fautes de visas permettant l’utilisation de transports légaux, illes se trouvent obligé-e-s de passer par les réseaux clandestins de passeurs pour effectuer de dangereux périples terrestres ou maritimes. Illes s’exposent alors aux contrôles et à la violence policière . Illes arrivent également durant ces trajets de nombreux accidents comme lors du désastre de Lampedusa ou ce vendredi ce jeune Erythréen mort sur le site de l’Eurotunnel en tentant de passer sur le sol anglais. Arrivé-e-s sur le sol européen , les migrant-e- s confronté-e-s à la peur perpétuelle de voir leurs familles dispersées, de connaître les arrestations, et l’expulsion, subissent en plus, tous les jours les discriminations et la xénophobie. Du fait de certains médias et des gouvernements, ils sont sans cesse instrumentalisé-e-s pour créer la peur alimentant par la même le racisme. Cette situation est inacceptable, nous devons réagir face à cela et face aux attaques dont illes sont victimes, comme ce demandeur d’asile agressé au couteau au square de la Chapelle (Pairs) en plein paris le 25 juin, ou face à la pression des groupuscules d’extrêmes droites comme « Sauvons Calais » ou Génération Identitaire qui comme à leur habitude sont allés courageusement intimider les migrant-e-s installé-e-s à Austerlitz parqués sous un pont, en leur lançant depuis le haut du pont des pétards sur leurs tentes, et des tracts aux messages répugnant tels que : « rentrez chez vous » accompagnés d’insultes et de banderoles réclamant leur départ de ce qu’ils considèrent comme leur territoire ..

Soutien de l’AFA Pau
Nous soutenons les militant-e-s progressistes qui ont rejoint les associations et les collectifs luttant pour la prise en compte, la défense, l’assistance et la légalisation des migrant-e-s. Nous soutenons l’auto-organisation des migrant-e-s et la primauté de leurs décisions collectives. Illes ont aujourd’hui besoin de soutien : nourriture, vêtements, téléphones, contacts, cours de français, traductions de tracts d’informations, etc.

Nous ne pouvons accepter les conditions de vies des camps dans lesquels sont entassé-e-s les migrant-e-s, véritable cache misère, servant à cacher à la population les désastres de la politique des états européens. Nous réclamons la fin de l’immigration irrégulière en la rendant régulière pour ceux et celles étant contraint ou choisissant l’Exil en Europe. Nous voulons la régularisation et un logement pour tous et toutes pour mettre fin à ces conditions de vies inhumaines.
Aujourd’hui les impérialismes européens récoltent ce qu’ils ont semé. Les pouvoirs européens par le biais de la colonisation et de la néo-colonisation ont placé des gouvernements corrompus, à leur laisse, qui alimentent les conflits civils et internes, poussant la population à fuir la guerre et les massacres. Les migrant-e-s viennent ici pour réclamer justice, pour une vie sereine et loin des magouilles impérialistes.
L’AFA Pau apporte donc son soutien à la lutte des migrant-e-s .

Refugees Welcome

"La patera" d'Enrike Gómez

« La patera » d’Enrike Gómez

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ZAD du Testet : un mort – Galhac, Occitània

Rémi Fraysse, 21 ans, est mort ce 26 octobre, suite à l’attaque de la ZAD du Testet par les forces de police.


Testet (ZAD, Galhac) 2014-10 - drapeau rougeCela fait maintenant plusieurs mois que le pays de Galhac* est devenu le théâtre d’affrontements réguliers. En effet, il est prévu d’y construire un barrage d’1.5 million de mètres cubes à des fins d’ « équilibre hydrologique » (selon le Conseil Général du Tarn, citant le Ministère de l’Environnement). Les travaux ont déjà commencé, détruisant un espace de biodiversité servant de refuge à de nombreuses espèces animales. Certaines d’entre-elles sont déjà menacées. Le 25 octobre, une nouvelle manifestation avait lieu pour protester contre la poursuite des travaux, le rapport d’experts n’ayant toujours pas été remis à la Ministre de l’Environnement, Ségolène Royal. Après quelques échauffourées dans l’après-midi, le calme était revenu en début de soirée. Des concerts avaient lieu le soir-même.

Les Gardes Mobiles ont trainé le corps de Rémi à l’écart de ses camarades

Testet (ZAD, Galhac) 2014-10 - monticuleVers 2h du matin, alors que le public des concerts et des animations a quitté les lieux, les Gardes Mobiles procèdent à une charge. Cette dernière donne lieu à un échange de projectiles, notamment un lancer massif de « grenades lacrymogènes, incapacitantes et explosives ». Une personne tombe à terre. C’est Rémi Fraysses, 21 ans, touché dans le dos, sans doute [obligation légale, ndlr] par une grenade des forces de police. Les agents trainent alors le corps inerte de Rémi de leur côté, mettant en joue ses camarades, les empêchant de venir à son secours. Plus tard, des gyrophares de pompiers sont aperçus du côté des Gardes Mobiles. À 5h du matin, les affrontements ne sont toujours pas terminés. Vers la fin de la nuit, après de nombreux lancers de grenades, les forces de police procèdent à un gazage massif afin de couvrir leur fuite.

Des manifestations ont eu lieu partout dans l’État français

On voit le lieu où Rémi serait tombé, au deuxième plan. Le sang séché est cerclé de bleu. Au premier plan, à quelques mètres, l’impact au sol d’une grenade explosive. On observe dans le coin droit un bout de sangle de sac à dos.

On voit le lieu où Rémi serait tombé, au deuxième plan. Le sang séché est cerclé de bleu. Au premier plan, à quelques mètres, l’impact au sol d’une grenade explosive. On observe dans le coin droit un bout de sangle de sac à dos.

Un homme qui luttait contre la destruction du pays de Galhac au nom du profit et de l’agriculture intensive a donc été assassiné par les forces de l’ordre. Nous condamnons fermement cet acte, qui rappelle l’assassinat de Sébastien Briat, militant opposé au passage d’un train de déchets nucléaires à Avricourt en 2004. Suite à la mort de R. Fraysses, des manifestations ont eu lieu, d’abord sur place, puis un peu partout dans l’État français pour dénoncer ce crime. Un rassemblement a d’ailleurs été convoqué à Pau par diverses organisations ce 27 octobre à 19h. La manifestation de Galhac a, en dépit de toute dignité, été réprimée par les forces de police.

« Si j’avais su que ce serait un tel bordel… »

Rémi Fraysses assassinat Mélenchon traitreMais au milieu des réactions de condamnation de cet odieux assassinat, certaines voix s’élèvent pour défendre la République. C’est par exemple le cas de Jean-Luc Mélenchon, patron du Parti de Gauche, dont nous vous invitons à lire la réaction ici ou sur la gauche du paragraphe (nous vous invitons également à vous munir d’un sceau ou de tout autre récipient avant de lire ; ce blog nous est inconnu, aussi nous n’affirmons en aucun cas cautionner les autres contenus qui s’y trouvent). Autre réaction dont l’indécence n’a d’égal que l’égoïsme, celle de Thierry Carcenac, Président (PS) du Conseil Général du département du Tarn : « Si j’avais su que ce serait un tel bordel, je ne me serais peut-être pas lancé dans un tel projet. »

La famille de Rémi Fraysses annonce qu’elle va porter plainte pour homicide volontaire.

Actualisation du 30 octobre : Denis Favier, Directeur Général de la Gendarmerie Nationale, exclut de suspendre le gendarme qui a tiré la grenade qui serait à l’origine de la mort de Rémi Fraysses. Le patron de la Gendarmerie affirme que l’escadron qui est intervenu sur le site du Testet est « meurtri ». Nous pensons à ce moment à la famille de Rémi, victime une nouvelle fois de l’absence totale de compassion de la part d’une nouvelle personnalité publique.

* Gaillac en français.

Communiqué politique suite à l’agression policière dans le quartier du Hédas – Pau, Occitània

Français, Occitan, Castellano.


COMMUNIQUÉ POLITIQUE

SUITE À L’AGRESSION POLICIÈRE

DANS LE QUARTIER DU HÉDAS

(21 JUIN 2014)

 

Hesta de la musica 2014 - pendant les concerts

Pendant les concerts à la Tor deu Borrèu.

Local associatif autogéré (sans subventions) et lieu de métissage culturel et générationnel, la Tor deu Borrèu, depuis 22 ans, s’implique dans la vie culturelle, sociale et associative du quartier du Hédas, à Pau. Nous participons notamment à la vie du quartier avec le Méliès, la Maison des Femmes, à la diffusion de films, des repas populaires, des cantèras (chants béarnais), des danses béarnaises, des soirées traditionnelles, cours d’Occitan (béarnais), soirées de soutien, aide aux sans papiers, grillades et débats pendant les mouvements sociaux, jeux occitans. Nous avons également pris part aux travaux de rénovation du quartier. Bref, nous sommes un lieu qui a toujours su établir le lien entre la lutte politique et la culture populaire.

Hesta de la musica 2014 - arrivée des flics

La police commence à encercler le Hédas.

Le 21 juin au soir, des concerts variés, à l’image de l’association et accessibles à tous publics, avec une programmation réfléchie et respectueuse de la tranquillité du voisinage, avaient lieu à la Tor deu Borrèu dans le cadre de la fête de la musique (slam / poésie, rock, jazz manouche, funk). Cet événement avait pour but de faire vivre notre quartier. Alors que le dernier groupe finissait de jouer, les forces de police font irruption sur le fronton et, sans la moindre sommation, commencent à porter atteinte au matériel des groupes, tentant ainsi de stopper la musique. Avant même que le public ne réagisse, des jets de bombe lacrymogène partent et les coups pleuvent. Les personnes présentes, surprises et choquées, se défendent alors face à cette agression. Ce fut là l’occasion d’un déchaînement de violence de la part des différents corps de police présents (Police Municipale, Police Nationale, CRS et BAC), qui ont tiré au flashball, blessant passantEs et spectateurs/trices, et ont lancé des dizaines de grenades lacrymogènes dans tout le quartier. Dans cette attaque policière, plusieurs personnes (au moins 4) ont été interpellées alors que leur seul crime était de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Alors que certaines personnes tentaient de dialoguer avec la police, ces dernières se sont retrouvées rouées de coups par les agents, qui semblaient agir de leur propre chef, sans aucune autorité hiérarchique et avec une rage exacerbée. Rapidement, le Hédas baigne dans un nuage de gaz lacrymogène, réveillant et incommodant ainsi le voisinnage et mettant en grave danger la santé d’une enfant de 3 ans, asmathique, et qui dormait la fenêtre ouverte. L’enfant se trouve encore – au moment où nous rédigeons ce communiqué – à l’hôpital. Selon les témoignages de nombreuses personnes présentes sur les lieux, le Hédas était en réalité encerclé par plus d’une dizaine de fourgons de police depuis 1h du matin. S’agissait-il donc d’un acte prémédité ? Alors que nous collections les témoignages le lendemain des événements, de nombreuses patrouilles de police passaient devant la Tor deu Borrèu.

Hesta de la musica 2014 - les flics entrent dans le quartier

La police assiège le quartier.

Depuis 22 ans aussi, la Tor deu Borrèu subit les provocations policières, les attaques démesurées et la volonté claire et affirmée de l’administration de fermer notre lieu de lutte et de culture. Arrestations, convocations au tribunal font aussi partie du déchaînement répressif auquel nous devons trop souvent faire face. Contre cela, nous avons toujours sû mobiliser nos militantEs ainsi que notre entourage, afin de faire respecter notre simple droit démocratique à exister. Il faut dire aussi que notre local associatif dérange l’Etat. En effet, nous avons toujours porté les revendications internationalistes, du droit à l’autodétermination pour tous les peuples et fédérons de nombreux courants progressistes (de gauches), en tant que militantEs occitanistes. Dans une société où l’on nous pousse à toujours plus d’individualisme et d’égoïsme, nous nageons à contre-courant afin de faire (re)naître une solidarité entre les personnes. Cela serait-il si dangereux, justifiant alors la répression à laquelle nous avons dû faire face, notamment dans la nuit du 21 juin 2014 ?

La fumée des gaz lacrymogènes se propage dans le Hédas.

La fumée des gaz lacrymogènes se propage dans le Hédas.

Suite à cette agression policière, notre but sera, dans les prochains jours, de faire connaître les faits survenus dans notre quartier. Dans ce cadre, nous lançons un appel aux témoignages, qu’ils soient oraux, photo et vidéo. Vous pouvez nous joindre à l’adresse libertat.bearn@gmail.com. Nous appelons également les organisations, qu’elles soient politiques, syndicales, culturelles ou associatives, mais aussi les individus à nous soutenir après l’attaque que nous avons subit, et à se tenir prêts à y apporter la réponse adéquate. Pour cela, les organisations et associations peuvent co-signer ce communiqué en nous contactant à l’adresse mentionnée ci-dessus. Les individus peuvent quant à eux/elles nous envoyer un e-mail afin d’être tenuEs au courant.

Volem viver, hestejar e decidir au Hédas !

Non aux agressions policières, vive le Hédas populaire !

Auteurs : Libertat !, Accion Antifascista – Pau.

Cosignataires : Organisation Communiste Futur Rouge (OC FR), CNT AIT Pau, Solidaires Etudiant-e-s Pau.

Ailleurs dans la presse : Lo Jornalet (en Occitan) (fiable), Sud Ouest (assez fiable), La République des Pyrénées (très peu fiable), France 3 Aquitaine (pas fiable du tout)*, Le Parisien (pas fiable du tout), BFM TV (pas fiable du tout).
* Le lien risque de ne plus fonctionner à cause du changement des contenus du site.

Le fronton du Hédas, à la fin des affrontements. Le matériel de la Tor deu Borrèu a été détruit par l'agression policière.

Le fronton du Hédas, à la fin des affrontements. Le matériel de la Tor deu Borrèu a été détruit par l’agression policière.


COMUNICAT POLITIC

ARRON L’AGRESSION POLICIERA

DENS LO BARRI DEU HEDAS

(21 DE JUNH DE 2014)

 

Locau associatiu autogerat (shens subvencions) e lòc de mesclanha culturau e generacionau, la Tor deu Borrèu, despuish 22 ans, que s’implica dens la vita culturau, sociau e associativa deu barri deu Hédas, a Pau. Que participam notadament a la vita deu barri dab lo Méliès, la Maison de las Hemnas, a la diffusion de films, repaishs populars, cantèras (chants béarnais), danças biarnesas, seradas tradicionaus, cors d’Occitan (bearnés), seradas de sostien, ajuda aus shens papèrs, grasilhadas e debats pendent los moviments sociaus, jòcs occitans. Qu’avem egaument participat au plan de renovacion deu barri. Qu’èm un lòc qui a tostemps sabut establir un ligam enter la luta politica e la cultura populara.

Lo 21 de junh au ser, concèrts divers, a l’imatge de l’associacion e accessibles a tots los publics dab ua programmacion soscada e respectuosa de la tranquillitat deu vesinatge, que’s debanavan a la Tor deu Borrèu dens l’encastre de la hèsta de la musica (slam / poesia, rock, jazz manouche, funk). Aqueth eveniment qu’avè per objectiu de har viver lo noste barri. Mentre que lo darrèr grop èra a acabar de tocar, las fòrças de policia qu’an hèit irrupcion suu fronton e, shens la mendre sommacion, an començat de portar attenta au materiau deus grops, ensajan atau d’estancar la musica. Abans que lo quite public ne posca agir, gets de bombas lacrimogènas que son partits e patacs qu’an plavut. Las personas presentas, suspresas e chocadas, se son defenudas contra aquera agression. Qu’estó lo parat d’un eslit de violéncia de la part deus diferents còs de policia presents (Police Municipale, Police Nationale, CRS et BAC), qui an tirat au flashball, alebant passejaires espectators/triças, e an lançat detzenats de granadas lacrimogènes dens tot lo barri. Dens aquera ataca policièra, mantuas personas (au mensh 4) qu’estn interpeladas mentre que lo lor sol crimi èra de’s trobar au maishant endret au maishant moment. Quauquas personas qu’an ensajat de devisar dab la policia mes aquestas qu’estón conhits de patacs peus agents qui semblavan agir deu or cap pròpi shens nada autoritat ierarchica e dab ua ratja exacerbad. Còp sec, lo Hédas que banhè dens un crum de gas lacrimogènes, desvelhant e incomodant atau lo vesiatge e hicant en danger la santat d’un mainat de 3 ans, asmatic, e qui dromiva la frinesta obèrta. Lo mainat que’s tròba enqüèra – au moment on escribim aqueth comunicat – a l’espitau. Segon los temoenhs numerosas personas èran presentas suu lòc. Lo Hédas qu’èra en realitat encerclat per mei d’un detzenat de camions de policia despuish 1ò deu matin. Era donc un acte premeditat ? Quan colectèm testimonis lo lendoman deus eveniments, patrolhas de policia que passavan dabant la Tor deu Borrèu.

Despuish 22 ans tanben, la Tor deu Borrèu que pateish de las provocacions policièras, las atacas desmesuradas e la volontat clara afirmida de l’administracion de barrar lo noste lòc de luta e de cultura. Arrestacions, convocacions au tribunal que hèn tanben partida deu descadenament repressiu auquau debem tròp sovent har cap. Contra aquò, qu’avem sabut mobilisar los nostes sòcis autant com lo noste entoratge, entà har arrespectar lo noste dret simple e democratic a existir. Que cau díser tanben que lo noste locau associatiu que hè empach a l’Estat. En efèit, qu’avem tostemps portat las revendicacions internationalistas deu dret a l’autodeterminacion entà tots los pòples e que federam mantuns corents d’esquèrra progressistas en tant que militant(a)s occitanistas. Dens ua societat dens laquau e’ns possan a mei d’individualisme e d’egoïsme, que vam a contra-vent entà har vàder ua solidaritat enter las personas. E aquò seré tant dangerós, justificant alavetz la repression a laquau avem devut tiéner cap, notadament dens la nuèit deu 21 de junh de 2014 ?

En seguir aquesta agression lo noste objectiu que serà, dens los dias qui viénen, de har conéisher los hèits susvienuts dens lo barri. Dens aqueth encastre, que lançam un aperet aus testimònis, que sian oraus o escriuts, en fòto o videò. Que’ns podetz juntar a l’adreça libertat.bearn@gmail.com. Qu’aperam tanben las organisacions, que sian politicas, syndicaus, culturaus ou associativas, mes tanben las personas a’ns sostiéner arron l’ataca de qui patim lo 21 e a’s tiéner prest d’i portar la responsa qui cau. Entad açò, las organisacions e associacions que pòden co-signar aqueth comunicat en contactà’ns a l’adressa mencionada aquiu. Las personas eras que’ns pòden enviar un corric entà demorar assabentadas.

Volem viver, hestejar e decidir au Hédas !

Nani a las agressions policièras, visca lo Hedàs popular !

Autors : Libertat !, Accion Antifascista – Pau.

Co-signataris : Organisation Communiste Futur Rouge (OC FR), CNT AIT Pau, Solidaires Etudiant-e-s Pau.

 


COMUNICADO POLÍTICO

DESPUES DE LA AGRESIÓN POLICIAL

EN EL BARRIO DEL HÉDAS

(21 DE JUNIO 2014)

 

Local asociativo autogestionado (sin subvenciones) y lugar de mestizaje cultural y generacional, la Tor deu Borrèu, desde hace 22 años, se implica en la vida cultural, social y asociativa del barrio del Hédas, en Pau. Participamos especialmente a la vida del barrio con el Méliès (cine), la Casa de las Mujeres, a la difusion de pelicilas, comidas populares, cantèras (cantos de Bearn), bailes de Bearn, fiestas tradicionales, cursos de Occitan (bearnes), fiestas de apoyo, ayuda a los inmigrantes sin documentacion, comidas y debates en los movimientos sociales, juegos occitanos. Hemos tambien tomado parte a las obras de renovación del barrio. Somos un lugar que siempre ha establecido un enlace entre la lucha politica y la cultura popular.

El 21 de junio en la noche, habian conciertos varios (slam / poesia, rock, jazz manouche, funk), a la imagen de la asociación y accesibles a todo tipo de público, con una programación bien pensada y respetuosa de la tranquilidad de l@s vecin@s, en la Tor deu Borrèu, como parte de la Fiesta de la Música (fiesta creada por el P.S., que se ha convertido hoy en dia en una fiesta popular). Dicho evento tenia como objetivo hacer vivir a nuestro barrio. Mientras el último grupo estaba acabando su concierto, las fuerzas de policía llegaron en el frontoi / frontón y, sin avisar, empezaron a desenchufar el material de los grupos, intentando asi parar la música. Antes de que el público reaccione, nos rociaron con gas lacrimógeno y los golpearon con sus porras. La gente presente, sorprendida y en estado de shock se defendió ante dicha agresión. Fue entonces un desencadenamiento de violencia por parte de los diferentes cuerpos de policía presentes (munipas, nacionales, anti-disturbios y « Brigada Anti Criminalidad” [cow-boys urbanos]) que dispararon pelotas de goma, hiriendo a vari@s peatones/as y espectadores/as y lanzaron decenas de granadas de gas lacrimógeno en todo el barrio. En dicha agresión policial, cuatro personas fueron detenidas mientras que su único crimen era estar allí a ese momento [estan todos condenados, dos de ellos a 15 años de cárcel]. Mientras unas personas intentaban dialogar con la policia, estas ultimas recibieron muchas palizas por parte de los agentes, quienes parecian actuar con voluntad propia, sin ninguna autoridad jerárquica y con mucha rabia. Rápidamente, el Hédas estaba lleno de gas lacrimógeno, lo que derpertaba e incomodaba así a l@s vecin@s y puso en peligro la salud de una niña de 3 años, asmática, quien dormía con la ventana abierta. Dicha niña aún queda – mientras estamos escribiendo ese comunicado – en el hospital [ha salido el día siguiente con problemas a los pulmones]. Según los testimonios de numerosas personas presentes, el Hédas estaba rodeado con más de una decena de furgonetas de policía desde la 1 de la noche. Entonces, era un ataque premeditado e intencional ? Mientras estabamos recolectando los testimonios el día despues de dicha agresión, numerosas patrullas de policía pasaban delante de la Tor deu Borrèu.

Desde hace 22 años tambien, la Tor deu Borrèu sufre las provocaciones policiales, los ataques demesurados y la clara y afirmada voluntad por parte de las autoridades de cerrar nuestro lugar de lucha y de cultura. Detenciones, convocatorias al tribunal son también parte del desencadenamiento represivo al cual debemos enfrentarnos. Contra esto, siempre hemos conseguido con mobilizar a nuestr@s militantes y nuestro entorno, para hacer respetar nuestro derecho democrático a existir. También tenemos que decir que nuestro local asociativo molesta al estado. En efecto, siempre hemos llevado las reivindicaciónes internacionalistas, del derecho a la autodeterminación para todos los pueblos y federamos numerosos corrientes progresistas (de izquierdas), como militantes occitanistas. En una sociedad en la que intentan hacernos cada vez más individualistas y egoístas, nadamos a contra-corriente para que (re)nazca una solidaridad entre las personas. Esto sería tan peligroso, justificando entonces la represión a la cual debemos enfrentarnos, especialmente en la noche de 21 de juin 2014 ?

Despues de dicha agresión policial, nuestro objetivo sera, en los proximos días, dar a conocer los hechos ocurridos en nuestro barrio. Para esto, lanzamos un llamamiento a los testimonios, orales, fotos y vídeos. Podeis entrar en contacto con nosotros mandando un correo a libertat.bearn@gmail.com. Llamamos también las organizaciónes, sean políticas, sindicales, culturales o asociativas, y l@s individu@s a apoyarnos despues del ataque que hemos sufirdo, y a quedarse dispuest@s y llevar a cabo la respuesta adecuada. Para esto, las organizaciones y asociaciones pueden firmar este comunicado, contactandonos con la direccion de correo electrónico mencionada aquí. L@s individu@s pueden mandarnos un correo electrónico para que l@s informemos de lo que va a pasar.

Volem viver, hestejar e decidir au Hédas !

No a las agresiónes policiales, viva el Hédas popular !

Autores : Libertat !, Accion Antifascista – Pau.

Cofirmantes : Organisation Communiste Futur Rouge (OC FR), CNT AIT Pau, Solidaires Etudiant-e-s Pau.