AGRESSION DE MILITANT-E-S ANTIFA ET FEMINISTES PAR DES MILITANTS DE L’UNI

Hier, samedi 7 février, les fascistes de l’UNI (syndicat étudiant d’extrême droite) accompagnés de leur petit fan-club affinitaire ont choisi de s’incruster au carnaval béarnais. En plus d’imposer leur présence nauséabonde, ils ont fait le choix de venir provoquer des militant-e-s de l’Accion Antifascista Pau Bearn, Podem, Akab, Libertat. Leur but ? De toute évidence, ils voulaient se battre, refusant le débat et choisissant des slogans jacobins et anti-antifa. Après avoir frappé un de nos militants, un des fafs, bien connu sur le campus, a continué sur une militante féministe de Podem qui tentait de les séparer. Notre camarade a dû être pris en charge par le service de secours présent sur place. Heureusement virés du carnaval, ils sont partis rapidement.
La stérilité de leur « action » nous montre une nouvelle fois leur niveau. Cela va de pair avec leur attitude sur le campus et leurs tentatives de pseudo-intimidation. Mais qu’ils n’oublient pas, Pau est et restera une ville antifasciste.

Ni oubli Ni pardon
Riposte antifasciste

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Communiqué politique suite à l’agression policière dans le quartier du Hédas – Pau, Occitània

Français, Occitan, Castellano.


COMMUNIQUÉ POLITIQUE

SUITE À L’AGRESSION POLICIÈRE

DANS LE QUARTIER DU HÉDAS

(21 JUIN 2014)

 

Hesta de la musica 2014 - pendant les concerts

Pendant les concerts à la Tor deu Borrèu.

Local associatif autogéré (sans subventions) et lieu de métissage culturel et générationnel, la Tor deu Borrèu, depuis 22 ans, s’implique dans la vie culturelle, sociale et associative du quartier du Hédas, à Pau. Nous participons notamment à la vie du quartier avec le Méliès, la Maison des Femmes, à la diffusion de films, des repas populaires, des cantèras (chants béarnais), des danses béarnaises, des soirées traditionnelles, cours d’Occitan (béarnais), soirées de soutien, aide aux sans papiers, grillades et débats pendant les mouvements sociaux, jeux occitans. Nous avons également pris part aux travaux de rénovation du quartier. Bref, nous sommes un lieu qui a toujours su établir le lien entre la lutte politique et la culture populaire.

Hesta de la musica 2014 - arrivée des flics

La police commence à encercler le Hédas.

Le 21 juin au soir, des concerts variés, à l’image de l’association et accessibles à tous publics, avec une programmation réfléchie et respectueuse de la tranquillité du voisinage, avaient lieu à la Tor deu Borrèu dans le cadre de la fête de la musique (slam / poésie, rock, jazz manouche, funk). Cet événement avait pour but de faire vivre notre quartier. Alors que le dernier groupe finissait de jouer, les forces de police font irruption sur le fronton et, sans la moindre sommation, commencent à porter atteinte au matériel des groupes, tentant ainsi de stopper la musique. Avant même que le public ne réagisse, des jets de bombe lacrymogène partent et les coups pleuvent. Les personnes présentes, surprises et choquées, se défendent alors face à cette agression. Ce fut là l’occasion d’un déchaînement de violence de la part des différents corps de police présents (Police Municipale, Police Nationale, CRS et BAC), qui ont tiré au flashball, blessant passantEs et spectateurs/trices, et ont lancé des dizaines de grenades lacrymogènes dans tout le quartier. Dans cette attaque policière, plusieurs personnes (au moins 4) ont été interpellées alors que leur seul crime était de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Alors que certaines personnes tentaient de dialoguer avec la police, ces dernières se sont retrouvées rouées de coups par les agents, qui semblaient agir de leur propre chef, sans aucune autorité hiérarchique et avec une rage exacerbée. Rapidement, le Hédas baigne dans un nuage de gaz lacrymogène, réveillant et incommodant ainsi le voisinnage et mettant en grave danger la santé d’une enfant de 3 ans, asmathique, et qui dormait la fenêtre ouverte. L’enfant se trouve encore – au moment où nous rédigeons ce communiqué – à l’hôpital. Selon les témoignages de nombreuses personnes présentes sur les lieux, le Hédas était en réalité encerclé par plus d’une dizaine de fourgons de police depuis 1h du matin. S’agissait-il donc d’un acte prémédité ? Alors que nous collections les témoignages le lendemain des événements, de nombreuses patrouilles de police passaient devant la Tor deu Borrèu.

Hesta de la musica 2014 - les flics entrent dans le quartier

La police assiège le quartier.

Depuis 22 ans aussi, la Tor deu Borrèu subit les provocations policières, les attaques démesurées et la volonté claire et affirmée de l’administration de fermer notre lieu de lutte et de culture. Arrestations, convocations au tribunal font aussi partie du déchaînement répressif auquel nous devons trop souvent faire face. Contre cela, nous avons toujours sû mobiliser nos militantEs ainsi que notre entourage, afin de faire respecter notre simple droit démocratique à exister. Il faut dire aussi que notre local associatif dérange l’Etat. En effet, nous avons toujours porté les revendications internationalistes, du droit à l’autodétermination pour tous les peuples et fédérons de nombreux courants progressistes (de gauches), en tant que militantEs occitanistes. Dans une société où l’on nous pousse à toujours plus d’individualisme et d’égoïsme, nous nageons à contre-courant afin de faire (re)naître une solidarité entre les personnes. Cela serait-il si dangereux, justifiant alors la répression à laquelle nous avons dû faire face, notamment dans la nuit du 21 juin 2014 ?

La fumée des gaz lacrymogènes se propage dans le Hédas.

La fumée des gaz lacrymogènes se propage dans le Hédas.

Suite à cette agression policière, notre but sera, dans les prochains jours, de faire connaître les faits survenus dans notre quartier. Dans ce cadre, nous lançons un appel aux témoignages, qu’ils soient oraux, photo et vidéo. Vous pouvez nous joindre à l’adresse libertat.bearn@gmail.com. Nous appelons également les organisations, qu’elles soient politiques, syndicales, culturelles ou associatives, mais aussi les individus à nous soutenir après l’attaque que nous avons subit, et à se tenir prêts à y apporter la réponse adéquate. Pour cela, les organisations et associations peuvent co-signer ce communiqué en nous contactant à l’adresse mentionnée ci-dessus. Les individus peuvent quant à eux/elles nous envoyer un e-mail afin d’être tenuEs au courant.

Volem viver, hestejar e decidir au Hédas !

Non aux agressions policières, vive le Hédas populaire !

Auteurs : Libertat !, Accion Antifascista – Pau.

Cosignataires : Organisation Communiste Futur Rouge (OC FR), CNT AIT Pau, Solidaires Etudiant-e-s Pau.

Ailleurs dans la presse : Lo Jornalet (en Occitan) (fiable), Sud Ouest (assez fiable), La République des Pyrénées (très peu fiable), France 3 Aquitaine (pas fiable du tout)*, Le Parisien (pas fiable du tout), BFM TV (pas fiable du tout).
* Le lien risque de ne plus fonctionner à cause du changement des contenus du site.

Le fronton du Hédas, à la fin des affrontements. Le matériel de la Tor deu Borrèu a été détruit par l'agression policière.

Le fronton du Hédas, à la fin des affrontements. Le matériel de la Tor deu Borrèu a été détruit par l’agression policière.


COMUNICAT POLITIC

ARRON L’AGRESSION POLICIERA

DENS LO BARRI DEU HEDAS

(21 DE JUNH DE 2014)

 

Locau associatiu autogerat (shens subvencions) e lòc de mesclanha culturau e generacionau, la Tor deu Borrèu, despuish 22 ans, que s’implica dens la vita culturau, sociau e associativa deu barri deu Hédas, a Pau. Que participam notadament a la vita deu barri dab lo Méliès, la Maison de las Hemnas, a la diffusion de films, repaishs populars, cantèras (chants béarnais), danças biarnesas, seradas tradicionaus, cors d’Occitan (bearnés), seradas de sostien, ajuda aus shens papèrs, grasilhadas e debats pendent los moviments sociaus, jòcs occitans. Qu’avem egaument participat au plan de renovacion deu barri. Qu’èm un lòc qui a tostemps sabut establir un ligam enter la luta politica e la cultura populara.

Lo 21 de junh au ser, concèrts divers, a l’imatge de l’associacion e accessibles a tots los publics dab ua programmacion soscada e respectuosa de la tranquillitat deu vesinatge, que’s debanavan a la Tor deu Borrèu dens l’encastre de la hèsta de la musica (slam / poesia, rock, jazz manouche, funk). Aqueth eveniment qu’avè per objectiu de har viver lo noste barri. Mentre que lo darrèr grop èra a acabar de tocar, las fòrças de policia qu’an hèit irrupcion suu fronton e, shens la mendre sommacion, an començat de portar attenta au materiau deus grops, ensajan atau d’estancar la musica. Abans que lo quite public ne posca agir, gets de bombas lacrimogènas que son partits e patacs qu’an plavut. Las personas presentas, suspresas e chocadas, se son defenudas contra aquera agression. Qu’estó lo parat d’un eslit de violéncia de la part deus diferents còs de policia presents (Police Municipale, Police Nationale, CRS et BAC), qui an tirat au flashball, alebant passejaires espectators/triças, e an lançat detzenats de granadas lacrimogènes dens tot lo barri. Dens aquera ataca policièra, mantuas personas (au mensh 4) qu’estn interpeladas mentre que lo lor sol crimi èra de’s trobar au maishant endret au maishant moment. Quauquas personas qu’an ensajat de devisar dab la policia mes aquestas qu’estón conhits de patacs peus agents qui semblavan agir deu or cap pròpi shens nada autoritat ierarchica e dab ua ratja exacerbad. Còp sec, lo Hédas que banhè dens un crum de gas lacrimogènes, desvelhant e incomodant atau lo vesiatge e hicant en danger la santat d’un mainat de 3 ans, asmatic, e qui dromiva la frinesta obèrta. Lo mainat que’s tròba enqüèra – au moment on escribim aqueth comunicat – a l’espitau. Segon los temoenhs numerosas personas èran presentas suu lòc. Lo Hédas qu’èra en realitat encerclat per mei d’un detzenat de camions de policia despuish 1ò deu matin. Era donc un acte premeditat ? Quan colectèm testimonis lo lendoman deus eveniments, patrolhas de policia que passavan dabant la Tor deu Borrèu.

Despuish 22 ans tanben, la Tor deu Borrèu que pateish de las provocacions policièras, las atacas desmesuradas e la volontat clara afirmida de l’administracion de barrar lo noste lòc de luta e de cultura. Arrestacions, convocacions au tribunal que hèn tanben partida deu descadenament repressiu auquau debem tròp sovent har cap. Contra aquò, qu’avem sabut mobilisar los nostes sòcis autant com lo noste entoratge, entà har arrespectar lo noste dret simple e democratic a existir. Que cau díser tanben que lo noste locau associatiu que hè empach a l’Estat. En efèit, qu’avem tostemps portat las revendicacions internationalistas deu dret a l’autodeterminacion entà tots los pòples e que federam mantuns corents d’esquèrra progressistas en tant que militant(a)s occitanistas. Dens ua societat dens laquau e’ns possan a mei d’individualisme e d’egoïsme, que vam a contra-vent entà har vàder ua solidaritat enter las personas. E aquò seré tant dangerós, justificant alavetz la repression a laquau avem devut tiéner cap, notadament dens la nuèit deu 21 de junh de 2014 ?

En seguir aquesta agression lo noste objectiu que serà, dens los dias qui viénen, de har conéisher los hèits susvienuts dens lo barri. Dens aqueth encastre, que lançam un aperet aus testimònis, que sian oraus o escriuts, en fòto o videò. Que’ns podetz juntar a l’adreça libertat.bearn@gmail.com. Qu’aperam tanben las organisacions, que sian politicas, syndicaus, culturaus ou associativas, mes tanben las personas a’ns sostiéner arron l’ataca de qui patim lo 21 e a’s tiéner prest d’i portar la responsa qui cau. Entad açò, las organisacions e associacions que pòden co-signar aqueth comunicat en contactà’ns a l’adressa mencionada aquiu. Las personas eras que’ns pòden enviar un corric entà demorar assabentadas.

Volem viver, hestejar e decidir au Hédas !

Nani a las agressions policièras, visca lo Hedàs popular !

Autors : Libertat !, Accion Antifascista – Pau.

Co-signataris : Organisation Communiste Futur Rouge (OC FR), CNT AIT Pau, Solidaires Etudiant-e-s Pau.

 


COMUNICADO POLÍTICO

DESPUES DE LA AGRESIÓN POLICIAL

EN EL BARRIO DEL HÉDAS

(21 DE JUNIO 2014)

 

Local asociativo autogestionado (sin subvenciones) y lugar de mestizaje cultural y generacional, la Tor deu Borrèu, desde hace 22 años, se implica en la vida cultural, social y asociativa del barrio del Hédas, en Pau. Participamos especialmente a la vida del barrio con el Méliès (cine), la Casa de las Mujeres, a la difusion de pelicilas, comidas populares, cantèras (cantos de Bearn), bailes de Bearn, fiestas tradicionales, cursos de Occitan (bearnes), fiestas de apoyo, ayuda a los inmigrantes sin documentacion, comidas y debates en los movimientos sociales, juegos occitanos. Hemos tambien tomado parte a las obras de renovación del barrio. Somos un lugar que siempre ha establecido un enlace entre la lucha politica y la cultura popular.

El 21 de junio en la noche, habian conciertos varios (slam / poesia, rock, jazz manouche, funk), a la imagen de la asociación y accesibles a todo tipo de público, con una programación bien pensada y respetuosa de la tranquilidad de l@s vecin@s, en la Tor deu Borrèu, como parte de la Fiesta de la Música (fiesta creada por el P.S., que se ha convertido hoy en dia en una fiesta popular). Dicho evento tenia como objetivo hacer vivir a nuestro barrio. Mientras el último grupo estaba acabando su concierto, las fuerzas de policía llegaron en el frontoi / frontón y, sin avisar, empezaron a desenchufar el material de los grupos, intentando asi parar la música. Antes de que el público reaccione, nos rociaron con gas lacrimógeno y los golpearon con sus porras. La gente presente, sorprendida y en estado de shock se defendió ante dicha agresión. Fue entonces un desencadenamiento de violencia por parte de los diferentes cuerpos de policía presentes (munipas, nacionales, anti-disturbios y « Brigada Anti Criminalidad” [cow-boys urbanos]) que dispararon pelotas de goma, hiriendo a vari@s peatones/as y espectadores/as y lanzaron decenas de granadas de gas lacrimógeno en todo el barrio. En dicha agresión policial, cuatro personas fueron detenidas mientras que su único crimen era estar allí a ese momento [estan todos condenados, dos de ellos a 15 años de cárcel]. Mientras unas personas intentaban dialogar con la policia, estas ultimas recibieron muchas palizas por parte de los agentes, quienes parecian actuar con voluntad propia, sin ninguna autoridad jerárquica y con mucha rabia. Rápidamente, el Hédas estaba lleno de gas lacrimógeno, lo que derpertaba e incomodaba así a l@s vecin@s y puso en peligro la salud de una niña de 3 años, asmática, quien dormía con la ventana abierta. Dicha niña aún queda – mientras estamos escribiendo ese comunicado – en el hospital [ha salido el día siguiente con problemas a los pulmones]. Según los testimonios de numerosas personas presentes, el Hédas estaba rodeado con más de una decena de furgonetas de policía desde la 1 de la noche. Entonces, era un ataque premeditado e intencional ? Mientras estabamos recolectando los testimonios el día despues de dicha agresión, numerosas patrullas de policía pasaban delante de la Tor deu Borrèu.

Desde hace 22 años tambien, la Tor deu Borrèu sufre las provocaciones policiales, los ataques demesurados y la clara y afirmada voluntad por parte de las autoridades de cerrar nuestro lugar de lucha y de cultura. Detenciones, convocatorias al tribunal son también parte del desencadenamiento represivo al cual debemos enfrentarnos. Contra esto, siempre hemos conseguido con mobilizar a nuestr@s militantes y nuestro entorno, para hacer respetar nuestro derecho democrático a existir. También tenemos que decir que nuestro local asociativo molesta al estado. En efecto, siempre hemos llevado las reivindicaciónes internacionalistas, del derecho a la autodeterminación para todos los pueblos y federamos numerosos corrientes progresistas (de izquierdas), como militantes occitanistas. En una sociedad en la que intentan hacernos cada vez más individualistas y egoístas, nadamos a contra-corriente para que (re)nazca una solidaridad entre las personas. Esto sería tan peligroso, justificando entonces la represión a la cual debemos enfrentarnos, especialmente en la noche de 21 de juin 2014 ?

Despues de dicha agresión policial, nuestro objetivo sera, en los proximos días, dar a conocer los hechos ocurridos en nuestro barrio. Para esto, lanzamos un llamamiento a los testimonios, orales, fotos y vídeos. Podeis entrar en contacto con nosotros mandando un correo a libertat.bearn@gmail.com. Llamamos también las organizaciónes, sean políticas, sindicales, culturales o asociativas, y l@s individu@s a apoyarnos despues del ataque que hemos sufirdo, y a quedarse dispuest@s y llevar a cabo la respuesta adecuada. Para esto, las organizaciones y asociaciones pueden firmar este comunicado, contactandonos con la direccion de correo electrónico mencionada aquí. L@s individu@s pueden mandarnos un correo electrónico para que l@s informemos de lo que va a pasar.

Volem viver, hestejar e decidir au Hédas !

No a las agresiónes policiales, viva el Hédas popular !

Autores : Libertat !, Accion Antifascista – Pau.

Cofirmantes : Organisation Communiste Futur Rouge (OC FR), CNT AIT Pau, Solidaires Etudiant-e-s Pau.

 

Condamnée pour s’être défendue contre une agression sexiste – Paris, France

Communiqué envoyé par des féministes parisienNEs au groupe antifasciste du Pays basque Nord :

Antisexisme La HordeFin 2013, une habituée de « la Mutinerie » s’est faite agresser, vers 2h du matin à la fermeture du bar. Elle donnait un coup de main au personnel et comptait passer le balai devant le bar, lorsqu’ un homme lui a adressé des propos à caractère sexiste et sexuel : « en passant le balai t’auras qu’à te pencher, t’y verras peut être mieux et au passage tu me suceras« , « la petite pute croit qu’elle va faire peur à qui ?« , « vous les gouines vous vous prenez trop pour des bonhommes« … Elle s’est défendue verbalement en lui intimant de cesser, ce qui n’a pas empêché l’homme de s’en prendre à elle physiquement. Elle s’est alors défendue par des coups.
Vraisemblablement alcoolisé au moment des faits, c’est seulement deux jours plus tard que l’agresseur est allé porter plainte. La victime, qui a du se défendre d’une agression sexiste, sexuelle et lesbophobe, s’est vue prescrire plusieurs jours d’ITT (interruption temporaire de travail) pour être finalement convoquée au commissariat de police. Aujourd’hui mardi 8 avril, son audience avait lieu avec pour chef d’accusation : violences volontaires ayant entrainé une ITT de plus de huit jours. En plus des frais de justice, le verdict la condamne à 5 mois de prison avec sursis sur une période de mise à l’épreuve de 5 ans et à verser une provision de 800 euros à l’agresseur. Ceci afin d’effectuer une expertise médicale pour déterminer le montant total des dommages et intérêts qu’elle devra verser.
C’est une sanction particulièrement sévère ! En effet le procureur et le plaignant ne demandaient « que » des dommages et intérêts assortis d’une amende. Le montant total pourrait atteindre 10 000 euros, selon l’avocat. Au rendu du verdict, 18 féministes présentes en soutien à l’accusée ont alors manifesté pacifiquement leur désaccord dans la chambre du Tribunal de Grande Instance. EvacuéEs avec force et violence, elles ont été retenuEs pendant deux heures devant le palais de justice, sans que leurs droits ne leur aient été notifiés, ni les motifs de leur rétention. EmmenéEs au commissariat puis relâchéEs après vérification de leurs identités, il leur a été signifié que certainEs d’entre elles seraient prochainement convoquéEs pour répondre aux accusations d’outrage à agent et de dégradation de matériel (des bancs de la chambre correctionnelle cassés lors de leur évacuation par la police).
Dans un contexte de recrudescence des violences contre les femmes, les trans et les gouines (agressions physiques suite à des démonstrations d’affection, insultes, attouchements dans les transports, remarques graveleuses… à la fois dans des espaces privés et publics), une fois de plus, la justice protège les agresseurs et condamne les femmes qui se défendent ou dénoncent l’impunité et la justice patriarcale. Quel signe nous est ainsi envoyé lorsque nous décidons de nous défendre face aux agressions verbales, physiques, menaces de viol, perpétrées par des hommes cisgenres ? La logique de la « réponse proportionnée » devrait donc nous amener à nous contenter de dire « non merci bisous » face aux menaces symboliques et physiques que nous subissons ? La victime de l’agression, pour s’être défendue sans ambiguïté et sans s’excuser, a déjà dû payer 2400 euros de frais d’avocat, a écopé de 5 mois avec sursis et risque de devoir débourser une somme considérable à cause d’une société pro­viol secondée de sa police patriarcale, qui ne reconnait pas aux femmes, aux gouines, aux trans, la légitimité de se défendre contre les agressions sexistes constantes dans l’espace public comme dans la sphère privée.
Nous exigeons : la relaxe pour la personne condamnée, l’abandon des poursuites à l’encontre des personnes interpellées au TGI, une interprétation de la notion de « proportionnalité » de la légitime défense plus en adéquation avec l’oppression vécue pour toutes les femmes, gouines, trans’ confrontéEs à des agressions dans l’espace public comme privé. Une manifestation contre les violences sexistes, lesbophobes et transphobes est en cours de préparation.
FACE AUX VIOLENCES, LEGITIME DEFENSE !

Des féministes parisienNEs

Venue de Marine Le Pen – Pau, Occitània

En cette période pré-électorale, Marine Le Pen est venue soutenir le moral de ses troupes paloises.

Devant le local du FN, Rue Montpensier.

Devant le local du FN, Rue Montpensier.

C’est une demi-heure avant l’horaire annoncé à la presse que Marine Le Pen s’est rendue aux Halles. Au même moment, des membres de l’AAF-Pau et de Libertat (le NPA et des non-organisés ont alors rejoint la manifestation) distribuions des tracts aux abords du bâtiment. Après un bref quart d’heure de visite, la présidente du Front National s’est engouffrée dans la permanence locale de son parti. Là, elle a tenu un discours devant une petite poignée de militants (voir première vidéo). « Ils ont vraiment raclé les fonds de tiroir! » s’exclame alors un palois. Pendant ce temps, les manifestants nous sommes tenus devant l’entrée du local. Exhibant une banderole et criant des slogans antifascistes, nous avons continué de tracter auprès des passant-e-s.

Le FN est à Pau, la répression aussi

Marine Le Pen « a tenu un discours devant une petite poignée de militants. »

Durant notre action, la police et les RG nous ont pris en photo sous toutes les coutures. Et pendant que nous étions devant le local du FN, quelques groupes de personnes (plutôt jeunes) nous observaient sans relâche, restant statiques pour certains et faisant des rondes pour d’autres. Leur manque de discrétion laissait pour évident qu’il s’agissait de proches du parti frontiste. Après son discours, Marine Le Pen et ses gardes du corps ont quitté la ville à bord de leur voiture. Sans doute un grand déchirement pour certains de ses militants, puisque l’un d’entre-eux s’est jeté sur un manifestant antifasciste (cherchant peut-être du réconfort?). La police a d’ailleurs attendu que nous nous approchions pour nous foncer dessus, nous repoussant avec violence et faisant vaguement mine de calmer l’agresseur. Non non, il n’y a aucun lien entre policiers et fascistes…

Nous nous félicitons et remercions tou-te-s ceux/celles qui se sont joint à notre appel. En effet, nous avions appris la venue de Marine Le Pen la veille et avons dû mobiliser nos forces en dernière minute afin d’appeler à manifester, écrire un tract et réaliser une banderole. Jamais nous ne laisserons la place aux idées nauséabondes et fascisantes. L’Occitanie est et restera une terre antifasciste!

Ailleurs sur internet: La République des Pyrénées, France 3 Pau Sud-Aquitaine (journal du 27/01/2014 à 05:18)