Pablo Hasél condamné à 2 ans de prison pour avoir écrit des chansons – État espagnol

Ce rappeur communiste de 26 ans vient d’être condamné à deux ans de prison par l’Audience Nationale espagnole.

Pablo Rivadulla Duró, connu artistiquement comme Pablo Hasél, rappeur communiste catalan connu pour ses chansons engagées, vient d’être condamné à deux ans de prison par l’Audience Nationale espagnole. Accusé d’apologie du terrorisme, le chanteur de 26 ans explique que la justice espagnole le condamne « pour plusieurs chansons et écrits dans lesquels [il] exprime [sa] haine des oppresseurs, des coupables de la situation intolérable que nous vivons, des responsables d’un génocide quotidien. » (1) Sans minimiser ses positions politiques révolutionnaires, Pablo dénonce la justice à deux vitesses d’un pays capitaliste tel que l’État espagnol : « dire dans des chansons que les immigrés doivent être assassinés […] n’est pas condamné et c’est normal, là où la Garde Civile vient d’assassiner 15 immigrants. » (1)

Deux poids, deux mesures

Il est vrai que l’État espagnol, ses politicienNEs, ses médias, etc pratiquent activement l’apologie du fascisme tandis qu’ils interdisent toute revendication antifasciste ou révolutionnaire un tant soit peu virulente. Il en est de même avec, d’une part l’interdiction de prendre position pour un groupe armé et révolutionnaire (ETA, GRAPO, …), et d’autre part l’absence de jugement de certains responsables des groupes armés fascises auteurs d’assassinats (GAL, les BVE, …). Le journal en ligne La República avait déjà posté un communiqué de Pablo Hasél concernant sa situation récente, avant sa comparution. (2)

Sources :
(1) Pablo Hasel: “Me quieren condenar a 2 años de prisión por hacer canciones y escribir”, La República.
(2) Comunicado de Pablo Hasél tras su juicio en la Audiencia Nacional, La República.

Pablo Hasél (liberatz) 2014-04-01

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Réforme de la loi sur l’avortement – État espagnol

"Merci ma belle. Ne me dénonce pas pour le viol et je ne te dénoncerai pas pour l'avortement. Pour toi ce serait six ans de plus."

« Merci ma belle. Ne me dénonce pas pour le viol et je ne te dénoncerai pas pour l’avortement. Pour toi ce serait six ans de plus. »

Alberto Ruiz Gallardón, Ministre de la Justice du gouvernement PP (Partido Popular), avait annoncé dès 2012 sa volonté de réformer la loi concernant l’avortement. C’est désormais chose faite. En effet, le 20 décembre, le gouvernement de l’État espagnol a approuvé une réforme qui représente un recul de 30 ans dans les droits des femmes. Son nom: « loi organique de protection de la vie de l’embryon et des droits de la femme enceinte ». Ne pourront à présent avorter que les femmes dont l’enfant est le fruit d’un viol – il faudra avoir porté plainte au préalable – et celles pour qui l’enfant représentera un « grave danger pour la vie ou la santé physique ou psychique ». Le motif de malformation de l’enfant ne sera plus valable pour justifier un avortement. Et les médecins qui seraient tentés de ne pas respecter la loi seront poursuivis en justice. En revanche, ceux qui refuseraient de pratiquer un avortement ne seront pas inquiétés.

Répression

Visuel basque en faveur du droit à l'avortement.

Visuel basque en faveur du droit à l’avortement.

Suite à la présentation de cette réforme, des femmes et des hommes se sont mobilisés afin de lutter contre cette grave atteinte au droit des femmes. Mais les forces de police ont su leur rappeler qu’on ne discute pas avec le pouvoir capitaliste: les manifestations ont été violemment réprimées et les sit-in dissous.

Source: El País

Pour aller plus loin: Huffington Post, La Sexta.