Manifestations après l’assassinat de Rémi Fraysse – État français

Rémi Fraysse - Nantes - flics gazentSuite à l’assassinat de Rémi Fraysse, des manifestations ont éclaté un peu partout dans l’État français.  Le préfet de Loire-Atlantique accuse les manifestantEs nantaisEs d’avoir lancé des bouteilles d’acide sur la police. Il affirme également que cette dernière n’a pas fait usage de flashballs. Pourtant, un manifestant a eu le nez arraché par une balle de ce type de fusil. Pendant ce temps, à Nantes toujours, des fascistes facilitent le travail de la police en menant une campagne de délation contre les manifestantEs, notamment en les prenant en photo et en diffusant ces dernières sur Internet.

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Massacre de plus de 40 syndicalistes – Odessa, Ukraine

Le 2 mai 2014, plus de 40 syndicalistes mouraient brûlés vifs, asphyxiés ou lynchés par des fascistes, à Odessa.

Un fasciste "pro'ukrainien" lance un cocktail molotov conte la maison des syndicats (crédits photo Reuters).

Un fasciste « pro’ukrainien » lance un cocktail molotov conte la maison des syndicats (crédits photo : Reuters).

Depuis quelques temps, des syndicalistes campaient devant la maison des syndicats d’Odessa, en signe de protestation vis-à-vis du nouveau gouvernement ukrainien. Dans la journée du 2 mai, des échauffourées auraient – selon la presse française – éclaté après qu’une manifestation « pro-ukrainienne » ait été attaquée par des « pro-russes ». Au fil des combats de rue, des manifestants « pro-ukrainiens » ont commencé à se diriger vers le campement des syndicalistes. D’après les témoignages, ces manifestants étaient en fait en grande partie des membres de la milice fasciste Pravyj Sektor. Ces derniers, attaquant le campement à l’aide d’armes à feu, ont repoussé les syndicalistes jusqu’à la maison des syndicats où ils se sont réfugiés. Les fascistes ont alors condamné tous les accès du bâtiment – bloquant les syndicalistes à l’intérieur – avant d’y mettre le feu à l’aide d’engins incendiaires tels que des cocktails molotov.

Police inactive et pompiers paralysés

Photos prises à l'intérieur après extinction de l'incendie.

Photos prises à l’intérieur après extinction de l’incendie (source : Sare Antifaxista).

Pendant ce temps, la police ukrainienne est restée quasi-statique, sous prétexte qu’elle n’était pas armée. De leur côté, les fascistes pro-ukrainiens se sont divisés en deux : certains continuant d’assiéger le bâtiment en flammes ; d’autres bloquant les camions de pompiers venus éteindre l’incendie après avoir mis longtemps à réagir. Après que le feu ait fini par être éteint, le bilan est lourd. 8 personnes sont mortes en tentant de sauter par les fenêtres et 30 autres ont été brûlées vives et/ou asphyxiées par les fumées. Cependant, certains syndicalistes ont réussi à fuir les flammes… avant d’être passés à tabac, voire lynchés par les « pro-ukrainiens ». Le bilan dépasse ainsi les 40 morts. Ceux et celles ayant survécu au feu puis aux coups ont été arrêtés par la police pour terrorisme et séparatisme. La police ukrainienne annonce plus de 130 arrestations à la suite des deux événements de la journée.

Un manque de communication

Le conflit en Ukraine alimente la presse européenne, qui raconte tous les jours les affrontements entre « pro-russes » et « pro-ukrainiens ». Ce dont on n’entend jamais parler en revanche, c’est du nombre de pogroms contre des syndicalistes, des communistes, et autres militants de gauches. Le tout commis par les mêmes milices fascistes que celles qui ont grandement aidé la « révolution de Maidan ». Les photos et vidéos de ce fait tragique restent confidentielles, ou effacées par les différents hébergeurs. Pendant ce temps, les journaux à la solde de Kiev présentent ces assassinats comme de la légitime défense. De plus, le journal Oukraïnsky Tyjden affirme que « le bâtiment […] commençait déjà à brûler, sans doute à cause des cocktails molotov » soit-disant utilisés par les syndicalistes ! Saluons à ce propos le professionnalisme de Ouest-France qui désigne des miliciens armés d’engins incendiaires par le terme « circonstances peu claires ».

Cet événement et d’autres photos le concernant dans la presse française et francophone (considérée en général comme moyennement fiable à peu fiable): Ouest-France, Le Courrier de Russie (témoignage), Huffington post, Le Monde.

Deux vidéos suivent cet article.

Pendant l’attaque du bâtiment :

Les fascistes achèvent des blessés :

Deux antifascistes poignardés – Lyon

Vendredi 14 février 2014 vers 23:30, deux antifascistes lyonnais de 15 et 16 ans ont été poignardés par des militants d’extrême-droite. Transférés à l’hôpital le soir-même, l’état de l’un d’eux est préoccupant, bien que le pronostic vital ne soit pas engagé.

Depuis l’assassinat en juin 2013 de Clément Méric par des fascistes, ces derniers se livrés à plusieurs actes de violence que l’on pourrait tout aussi bien qualifier d’actes de guerre. Pour n’en citer que quelques uns, il y a eu l’attaque d’un concert clermontois à l’arme à feu, l’attaque d’une manifestation et d’un bar toulousain et les faits survenus vendredi à Lyon. Sans compter les menaces proférées ci et là, les actes de vandalisme… Bref, nous sommes face à une forte augmentation quantitative mais aussi qualitative des agressions fascistes. Notamment à l’encontre des militant-e-s antifascistes.

Ce n’est pas la justice de l’État qui nous protègera

La justice de l’État ne fait rien, quant à elle, pour nous protéger. En effet, ni les (courtes) incarcérations, ni les dissolutions de groupes fascistes ne changent la donne. Au contraire, c’est de pire en pire. De plus, l’extrême-droite ne fait pas qu’agresser des militants antifascistes: elle s’attaque à des immigrés, à des homosexuel-le-s et trans, elle s’allie à tous les fanatiques religieux qu’elle rencontre sur sa route… ce qui laisse présager qu’elle va étendre son champ d’action, faisant de plus en plus de victimes.

Le combat contre le fascisme et ses soutiens n’est donc pas simplement l’affaire des « antifas ». Cela concerne tout le monde. Car nous pouvons tou-te-s devenir la cible des fascistes et en payer le prix fort. La solution est de s’organiser dans les groupes antifascistes de notre ville ou de notre région, afin de construire ensemble une riposte et une défense populaire.

Communiqué de Libertat suite à l’attaque de la Tor deu Borrèu par des fascistes – Pau, Occitània

En Occitan:

La « Tor du Borrèu » locau de Libertat!, un navèth còp presa per cibla per l’estrèma drèta.  Dens la nuèit deu 12 au 13 de deceme personas d’estrèma drèta que s’en son prés au noste locau situat dabant lo fronton deu barri deu Hédas. Los autors de l’ataca qu’an forçat los contravents suus quaus estón escributs simbèus nazis  « 14  88 – Heil Hitler », accompanhats de crotz gamadas, mes ne son pas entrats, (lhèu qu’estón embestiat dens lo lor mauhèit ?)

Que podem pensar qu’aquesta darrèra ataca sia ua reaccion a ua serada qui’s debanè a la Tor deu Borrèu ua setmana abans, en solidaritat tau Clamenç Meric, au parat deu triste aniversari deus 6 mes deu son assessinat a Paris peus neo-nazis. Qu’èra organizada per l’accion anti-fascista paolina.
Mes n’ei pas lo purmèr còp, en 21 ans d’existéncia que la Tor patesca d’atacas d’aqueth escantilh.

Taus qui ne coneisherén pas , despuish 1992, qu’ei un lòc de vita e de luta alternatiu, sòci e occitan qui existeish a Pau, en Bearn : La Tor deu Borrèu.
Qu’ei un loc popular e culturau entà har politica diferament. La hèsta tanben, shens aver hèra de sòs dens lo pantelon. La Tor be’n viscó mantuas iniciativas ! Que vedó lo Carnaval, Hestiv’oc, seradas Iròlas-Borret, qu’organizè grasilhadas/repaish/serada de sostien a tribalhadors en cauma, auxs shens-papèrs, shens-lotjaments, a precaires, repaishs populars de barri, en passar peus concèrts de tota traca : jazz manouche, ska, punk-rock, métal, aux bals gascons, cantèras, etc.), des partidas de pelòtas/quilhas  ahuecadas suu fronton, aperitius endiablats arron las manifestacions, repaishs e dias populars dab lo barri, cinema en plenh aire, debats, encontres, creacions colectivas de banderòlas e d’aficas, encontres antifascites, seradas de sostien entaus presoners o contre la repression.
Qu’ei un lòc dedicat a la luta e a la hèsta, en un mot a la vita !
Qu’ei donc dedicat a la luta e a la cultura locau : Occitano-bearnesa, mes tanben  a totas las autas culturas qui combaten açí e aulhors. Un lòc dedicat a las lutas sociaus locaus o internationaus, en har noste l’eslogan « vivre et víver e decidir au País » que contam portar  lo noste sostien a tost los qui lutan tà har cambiar aqueste monde vadut de mau víver adara.

De mei dab la Tor, qu’avem l’ambicion de tornar crear mei de ligams, plan sovent destenuts au còr de la metropòla. Copar dab la solituda diària e lo retrèit sus sia-medisha, esbrigalhar los prejutjat e idas recebudas per rappòrt a tau o tau sòrta de persona (en seguir la soa origina, la soa aparéncia, la soa color, la soa lenga, etc.), entà tornar trobar lo gai de partatjar ua idea, un veire, ua musiqca o enqüèra ua experiéncia.

E seré aquesta mesclanha qui destimbòrla tan aquestes quauqes illuminats ?
N’ei pas dab ua barra a mina qu’estancam aqueste estrambòrd !
Alavetz òc, que contunharam de destorbar !

Lo contèxte de paur deu caumatge, de la precaritat e deu lendoman, accentuat per la crisi, ne hè pas que neurir l’appétit verimós e dangerós d’aqueths gropuscules. La loa ideologia egoïsta qu’ei basada sus l’òdi deus immigrats, deus shens papèrs e de tots los qui ne serén ni blancs, ni crestians. La banalisacion de las ideas racistas et xenophobas qu’ei miada e defenuda peus partits institucionaus (suber-dretisacion de l’UMP, deu FN pujant e ua politica d’expulsion deu PS digna d’ua drete dura). Qu’ei clar qu’aquestes nazilhós que son lo frut de las politicas successivas, qui permeten, en mei deu poder de repression de l’Estat (policia, etc), d’exerçar ua pression indirècta suus larèrs de resisténcia. Arren de mei qu’ua miliça politica.
Tad estar clar, la solucion, ne la troberam pas dens ua sòrta d’union illusòria de la « GAUCHE », d’ua trista ramentejada electorau, o d’ua union sacrada repubicana e plan franchimanda, qui hè lo jòc d’aqueste monde, pr’amor eths se  diseràn enqüèra mei francés que tots. Los mots qu’an ua importància quan entenem lo FN « deféner » la « Republica » contre lo regionalisme (en Bretanha)…

Entà combàter aqueste mau-estar, que’s cau organizar, sortir de l’individualisme, muisharau pòple que ne cau pas cercar responsables isolats, mes combàter reaument e colectivament dens un esprit de solidaritat en organisant alternativas locaus au servici deu pòple. Que los ennemics principauc au noste ben-estar, que son lo CAPITALISME e los sons vailets !

Libertat! Ne’s deisherà pas intimidar e contunharà la luta contra tota fòrma de discriminacion (sociau, racista, xénophoba, etc.) e tad ua societat liberada deu capitalisme. Qu’aperam a estar prudents e a respóner a tota auta ataca de la loa part.
Que sabem quin comença e subertot malurosament quin s’acaba ! (Cf 1939-1945)

Tor deu Borrèu - carnaval 2012Pro de l’òdi e de las discriminacions !
L’Occitania qu’èra, qu’ei, e que demorarà ua tèrra de metissatge !
VISCA LA MESCLANHA ! OCCITANIA MULTICULTURALA E ANTIFASCISTA !

S’a vosautes tanben, aquera societat ne’vs corespon pas mei, ça-vietz dab nosautes bastir contra-poders. Las fondacions qui ns miaràn cap a la libertat !

En français:

Dans la nuit du 12 au 13 décembre 2013, des individus d’extrême droite s’en sont pris à notre local, situé devant le fronton du quartier du Hédas. Les auteurs de cette attaque ont forcé les volets sur lesquels ont été inscrits des symboles nazis  « 14  88 – Heil Hitler », accompagnés de croix gammées, mais ne sont pas rentrés, (peut-être ont-ils été dérangés dans leur méfait ?)

On peut supposer que cette dernière agression est une réaction à une soirée qui s’est déroulée à la Tor deu Borrèu une semaine avant, en solidarité à Clément MERIC, à l’occasion du triste anniversaire des 6 mois de son assassinat à Paris par des néo-nazis. Elle était organisée par l’action anti-fasciste paloise.

Mais, ce n’est pas la première fois, qu’en 21 ans d’existence que la Tor subit ce genre d’attaque !

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, depuis 1992, un lieu de vie et de lutte alternatif, militant et béarnais/occitan existe à Pau, en Béarn : La Tor deu Borrèu.
Elle est un lieu populaire et culturel pour faire de la politique différemment. La fête aussi, sans  avoir forcément beaucoup d’argent en poche. La Tor en a vu de nombreuses initiatives ! Elle a vu Carnaval, Hestiv’oc, des soirées Iròlas-Borret, a organisé des grillades/repas/soirée de soutien à des travailleurs en grève, aux sans-papiers, des sans logis, à des précaires, des repas populaires de quartier, en passant par des concerts de tout style (jazz manouche, ska, punk-rock, métal, aux bals gascons, cantaires, etc.), des parties de pelote/main nu/quilles acharnées sur le fronton, des apéros endiablés après les manifs, des repas et journées populaires avec le quartier, cinéma/documentaire en plein air, des débats, des rencontres, créations collectives de banderoles et d’affiches, des rencontres antifascistes, des soirées de soutien pour des prisonniers ou contre la répression.
C’est un lieu dédié à la lutte et à la fête, en un mot à la vie !
Il est donc dédié à la culture, à la lutte et à la culture locale : Occitane/béarnaise, mais aussi à toutes les autres cultures qui se battent ici ou ailleurs. Un lieu dédié aux luttes sociales locales ou internationales, faisant notre le slogan « vivre et décider au pays » nous comptons apporter notre soutient à tous ceux qui se battent pour faire changer ce monde devenu invivable.

De plus à travers ce lieu, nous avons l’ambition de recréer plus de liens, bien souvent distendus au sein de la métropole. Rompre avec la solitude quotidienne et repli sur soi, briser les préjugés et idées reçus par rapport à tel ou tel type de personne (suivant son origine, son apparence, sa couleur, sa langue, etc.), pour retrouver la joie de partager une idée, verre, une musique, ou encore une expérience.

Serait-ce ce métissage qui dérange tant ces quelques illuminés ? C’est pas avec des barres à mines qu’on stoppe cet engouement !
Alors oui, nous allons continuer à déranger !

Le contexte de peur du chômage, de la précarité et du lendemain, accentué par la crise, ne fait que nourrir l’appétit haineux et dangereux de ces groupuscules. Leur idéologie égoïste est basée sur la haine des immigrés, des sans papiers et de tous ceux qui ne seraient ni blancs, ni chrétiens. La banalisation des idées racistes et xénophobes est largement véhiculée et défendue par les partis institutionnels (sur droitisation de l’UMP, du FN montant et une politique d’expulsion du PS digne d’une droite dure). Il est clair que ces nazillons sont le fruit des politiques successives, qui permettent, en plus du pouvoir de répression de l’État (police, etc), d’exercer une pression indirecte sur foyers de résistance. Rien de plus qu’une milice politique.

Pour être clair, la solution, on ne la trouvera pas dans une sorte d’union illusoire de la « GAUCHE », d’un habituellement triste rabâchage électoral, ou d’une union sacrée républicaine et bien franchouillarde, qui ne fait le jeux que de ces gens-là, car eux, se  diront encore plus français que tous. Les mots ont leur importance quand on entend le FN « défendre » la « République » contre le régionalisme (en Bretagne)…

Pour combattre ce mal-être, il faut s’organiser, sortir de l’individualisme, montrer au peuple qu’il ne faut pas chercher des boucs émissaires isolés, mais se battre réellement et collectivement dans un esprit de solidarité en organisant des alternatives locales au service et pour le peuple. Que les ennemis principaux à notre bien être, sont le CAPITALISME et ses valets !

Libertat! ne se laissera pas intimider et continuera la lutte contre toute forme de discrimination (sociale, raciste, xénophobe, etc.) et pour une société libérée du capitalisme. Nous appelons à être vigilants et à répondre à toute autre attaque de leur part.
On sait comment ça commence et surtout malheureusement comme ça finit ! (Cf 1939-1945)

Assez de la Haine et des discriminations !
L’Occitania était, est, et restera une terre de METISSAGE !

VISCA LA MESCLANHA ! OCCITANIA MULTICULTURALA E ANTIFASCISTA !
Si vous aussi, cette société ne vous correspond plus, n’attendez plus, venez avec nous construire des contre-pouvoirs.  Fondations qui nous mèneront vers la liberté !

Assassinat de Filatov Feodor, 5 ans après – Russie

OLYMPUS DIGITAL CAMERALe 10 octobre 2008, Filatov «Fedjay» Feodor Vasilevich, était assassiné à Moscou. Selon les sources antifascistes, Filatov a été attaqué par un groupe de néo-nazis armés de couteaux qui lui avaient tendu une embuscade alors qu’il rentrait du travail.

Le fascisme a tué, tue et tuera de nouveau. La seule solution : la riposte populaire révolutionnaire, organisée pour lutter contre la bête immonde. N’oublions et ne pardonnons pas l’assassinat de Clément (05 Juin 2013) et de Pavlos (18 Septembre 2013).

Source : Slackbastard et The other Russia

Assassinat de Killah P, rappeur antifasciste – Grèce

[Devath, l’article en occitan.]

À l’heure où les fascistes sont de plus en plus puissants et agressifs en Grèce, un nouvel assassinat politique est à déplorer.

Killah P

Killah P, 34 ans, était connu pour son engagement associatif et antifasciste.

Killah P – ou de son nom civil Pavlos Fyssas – était un rappeur grec réputé, âgé de 34 ans. Connu pour son grand engagement antifasciste, il organisait des concerts contre le fascisme, était impliqué dans plusieurs activités sociales de son quartier et il dédia une chanson à un militant grec tué en 2008.

Dans la nuit du mardi 17 au mercredi 18 septembre – peu après le match de foot qui avait opposé l’Olympiakos au PSG – Pavlos se promenait avec sa copine et un autre couple dans le quartier populaire du Pirée à Athènes. Le parti fasciste Aube Dorée y a récolté de nombreuses voix aux élections de Juin 2012. C’est alors qu’un groupe de jeunes, vêtus de t-shirts noirs et de pantalons militaires (une tenue qui n’est pas sans rappeler l’uniforme d’Aube Dorée), commence à l’agresser verbalement. Pavlos et ses amis réussissent à s’enfuir suite à un début de bagarre. Mais au croisement de la rue, dix autres personnes les arrêtent et une voiture arrive. Le conducteur serait alors descendu et aurait poignardé le rappeur à plusieurs reprises dans la poitrine.

L’assassin présumé, Georgios Roupakias, était payé par Aube Dorée pour organiser des ratonnades.


L’agresseur présumé a été appréhendé par la police, selon l’AFP. Il s’agirait de Georgios Roupakias. L’homme de 45 ans a reconnu appartenir au parti néonazi de l’Aube dorée (7% des suffrages aux dernières législatives). Il affirme avoir agi avec un motif politique. Il avait auparavant sommé sa femme de jeter sa carte du parti, retrouvée peu après par la police. Selon le site d’info Tvxs.gr, Roupakias était payé par Aube Doré pour organiser des ratonnades contre les immigrés. Le parti fasciste, connu pour ses attaques racistes – plusieurs de ses députés sont poursuivis pour violence – a d’abord démenti toute implication avant de finir par reconnaître que le meurtrier présumé était un de ses membres.

Banderole de soutien réalisée par l'Action Antifasciste de Pau.

Banderole de soutien réalisée par l’Action Antifasciste de Pau.

Suite à cet assassinat, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de villes telles qu’Athènes et Salonique. Dans la capitale, des renforts de polices ont lancé des gaz lacrymogènes sur les manifestants « afin de répliquer à des jets de pierre ». Dans ce climat social extrêmement tendu, Petros Constantinou, leader du parti anticapitaliste Antarsya, dénonçait peu avant sur la radio Skai la passivité des agents de police présents non loin des lieux de l’altercation. Cette passivité a été confirmée par un témoin de la scène, dont la version des faits a été relayée sur le site indépendant Okeanews. Selon d’autre témoins, l’agression ressemblait plus à une embuscade qu’à une rixe entre supporters.

À Paris, une manifestation en hommage à la mémoire de Killah P a eu lieu. Bilan : 38 militants ont été interpellés. Il semblerait qu’ils aient tenté d’aller dans un bar du XVème arrondissement fréquenté par des sympathisants et militants de Printemps français.

Sources : La Horde et Rue89.

Pour aller plus loin : Témoignage d’un ancien membre d’Aube Dorée

En Occitan:
A l’òra ont los fascistes son mei anar mei poderós e agressius en Grècia, un naveth assessinat politic qu’ei de mau recéber.
Killah P – o deu son nom civil Pavlos Fyssas – qu’èra un rapaire grec famós de 34 ans. Conegut peu son gran engatjeament antifasciste, qu’organisava concèrts contre lo fascisme, qu’èra implicat dens matuas activitats sociaus deu son barri que dediquè ua canson a un sòci grec tuat en 2008.
Dens la nuèit deu 17 au 18 de seteme – drin arron la partida de fotbòl qui avait oposat l’Olympiakos au PSG – Pavlos que’s passejava dab la soa amiga e un auta pareja dens lo barri popular deu Pirè a Atèna. Lo partit fasciste Aube Dorée qu’i a cuelhut nombrosas votz a las eleccions de junh 2012. Alavetz un grop de joens, vestits de quessòts negres e pantelons militaris (un vestit qui se sembla a l’uniforme d’Aube Dorée), que comença de l’agressa verbalament. Pavlos e los sons amics que s’i escaden a partir arron ua debuta de patacada. Mes a la crotzada de la carrèra, dètz autas personas que’us arèstan e ua autò qu’arriba. Lo conductor que seré alavetz debarat e auré traucat au cotèth lo rapaire mantuns còps a la peitrina.
L’assessin presumit, Georgios Roupakias, èra pagat per Auba Daurada per organizar ratonades.
L’agressor presumit qu’estó arrestat per la policia, segon l’AFP. Que seré lo Georgios Roupakias. L’òmi de 45 ans qu’a recongut aparténer au partit neonazi de l’Auba Daurada (7% deus sufrages a las darrèras eleccions legislativas). Qu’affirma aver agir dab un motiu politic.. Qu’avè demandat a la soa hemna de getar la soa carta de partit, arretrobada drin après per la policia. Segon lo siti d’infò Tvxs.gr, Roupakias qu’èra pagat per Auba Daurada per organizar ratonades contre los imigrats. Lo partit fasciste, famós per las soas atacas racistas– mantuns deus deputats que son perseguits per violéncia – qu’a purmèr negat tota implicacion abans d’acabar per reconéisher que lo tuaire presumit èra un deus sòcis deu partit.
Arron l’assessinat, milèrs de manifestants que son debarats dens las carrèras de vilas taus com Atèna e Salonica. Dens la capitala, renfòrts de policia qu’an lançat gaz lacrimogènes suus manifestants « entà respóner aus lançats de pèiras ». Dens aquèste climat sociau deus tenuts, Petros Constantinou, gavidaire deu parti anticapitaliste Antarsya, que denonciava drin abans sus la ràdio Skai la passivitat deus agents de policia presents au ras deus lòcs de l’altercacion. Aquesta passivitat qu’estó confirmada per un temoenh de l’ahar, la version d’aqueste temoenh qu’estó passat suu siti independent Okeanews. Segon d’autes temoenhs, l’agression que pareishèva a ua embuscada que non pas a ua peleja enter suportaires. A Paris un auròst en aumenatge a la memòria de Killah P qu’estó. Bilanç : 38 sòcis qu’estón interpelats. Que semblaré qu’ajan tentat d’anar dens un bar deu XVau arrondiçament corrut peus simpatisants e sòcis deu Printemps francés.