Communiqué suite à la manifestation pour la libération de Georges Abdallah – État français

Georges Abdallah - Lanamesa - 2014-10-25

En bas à gauche, banderole de tête du cortège de la Coordination Antifasciste de Lutte contre l’Extermination Carcérale, la Criminalisation de la Lutte Antifasciste et pour la Libération des Prisonnier.ère.s Politiques.

Nous mettons à disposition des lecteurs et lectrices du blog un communiqué de Futur Rouge. Celui-ci concerne la manifestation en soutien aux prisonniers politiques qui s’est déroulée à Lanamesa le 25 octobre dernier. L’organisation communiste y dénonce la présence d’individus faisant l’apologie du viol et s’étant rendus coupables de provocations au cours de la manifestation.

Publicités

Communiqué suite à la venue de Manuel Valls le 18/03/2014 – Pau, Occitània

Venue de Manuel Valls à Pau : un nouvel épisode répressif.

ManifestantEs contre la venue de Manuel Valls, devant la conciergerie du Lycée Louis Barthou.

ManifestantEs contre la venue de Manuel Valls, devant la conciergerie du Lycée Louis Barthou.

Suite à notre appel à manifester, nous nous sommes rassembléEs devant le Palais Beaumont. Après être restéEs assisES pendant moins de 5 minutes[ajout du 05/05/2014 : nous ne faisions pas un sit-in, nous étions simplement assis sur une murette, d’autres discutaient… c’est notre seule présence qui dérangeait la police], nous avons été évacuéEs manu militari à l’aide de clés de bras, etc par les forces de police (BAC et Police Nationale), sans avoir pu mener la moindre action, et afin de « laisser arriver l’autorité dans la sérénité”. Faisant part de notre désapprobation et voulant faire valoir nos (soit-disant) droits démocratiques, nous avons eu droit à des phrases du type « tu vas fermer ta grande gueule sinon je te mets une boîte” (agent de la BAC) et autres menaces. Il est nécessaire de préciser que, parmi les personnes encadrées par la police, était présent un enfant de 9 ans. Nous avons par la suite subi un contrôle d’identité totalement injustifié sous la menace d’être « amenéEs au commissariat”. C’est sous la bonne garde d’une quinzaine de policiers/ères nationaux/ales et d’une dizaine de CRS que nous avons été amenéEs à environ 300 mètres du Palais Beaumont, devant la conciergerie du Lycée Louis Barthou. Là, nous avons déployé notre banderole dont le slogan était « PS, Valls, on n’oublie pas : expulsions, Rroms, Georges Abdallah, Aurore Martin, solidaire de l’État d’Israël. La vergonha !” co-signée par Libertat ! et l’Action Antifasciste de Pau. Nous étions alors sous la surveillance du gros du contingent policier déployé pour l’occasion.

On voit là une nouvelle fois* la démocratie du PS – pas plus glorieuse que celle de l’UMP – et la répression qui caractérise depuis toujours l’État français jacobin, dans son refus catégorique de laisser s’exprimer tout dialogue et toute opposition progressiste, bien qu’elle fut pacifique. Ainsi, l’image qui pourra ressortir de la venue de Manuel Valls, de David Habib (candidat PS à la Mairie de Pau) et du PS dans les médias, sera celle de monarques dans leur fief. On remarquera le passage éclair de Martine Lignères-Cassou (Maire PS actuelle de Pau) et son mépris total pour les manifestantEs, interditEs de séjour devant le lieu du meeting.

Nous ne nous laisserons pas intimider par ces méthodes dignes d’un autre temps, ni par la censure de toute opposition ! L’État a fait son boulot, nous saurons faire le nôtre !

* Nous avions déjà été arrêtés suite à l’occupation du local du PS en Octobre 2013, action menée en solidarité avec Georges Abdallah.

Action Antifasciste Pau, Libertat !, OC Futur Rouge, Kimetz

Actualisation le 19 mars 2014 : Environ une quarantaine de camions de CRS étaient présents dans le secteur. Notre communiqué n’est pas passé dans la presse, tandis que la venue de Valls faisait les gros titres. Lors de notre contrôle d’identité, un jeune homme arborant un sweat de La Manif Pour Tous était juste à côté de nous… il n’a pas été inquiété et a pu se rendre au meeting.

En Occitan (traduction venant du site de Libertat, avec quelques oublis) :

Valls a Pau : naveth episòdi repressiu !

En seguir deu noste aperet a manifestar, que s’èm amassats dabant lo Palai Beaumont. 5 minutas après estar arribats, qu’èm estats evacuats manu militari dab clau de braç, etc. per las fòrças de policia (BAC e Polici nacionau), shens aver podut miar l’accion, e entà « laisser arriver l’autorité dans la sérénité« .

En har part de la nosta desaprobacion e deu nostes drets democratics, qu’avem avut dret a frasas com aqueras « tu vas fermer ta grande gueule sinon j’te mets une boîte (agent de la BAC) e auteas miaças. Qu’ei necessari de precisar que, au bèth miei de las personas encadradas per la policia, era present un mainat de 9 ans. Que pati en seguir d’un contraròtla d’identitat totaument injustificada devath la miaça d’estar emportats au comissariat. Qu’ei devath la bona garda d’un quinzenat de policiers/eras nacionaus e d’un detzenat de CRS qu’avem desplegat la nosta banderòla dab l’eslogan: « PS, Valls, ne desbrombam pas: expulsions, Rroms, Georges Abdallah, Aurore Martin, solidaris de l’Estat Israelian. La vergonha ! » co-signada dab l’Accion Anti-fascista de Pau. Qu’eram alavetz devath la susvelhança deu gròs deu contingent policier desplegat tad aqueth parat.

Que vedem un naveth còp* la democracia deu PS – pas mei gloriosa que la de l’UMP – e la repression qui caracterisa despuish tostemps l’Estat francés jacobin, dens lo son arrefus categoric  de deishar s’exprimir tota opausicion progressista, quitaent pacifica. Atau, l’imatge qui poderà sortir de la vienuda de Manuel Valls, de David Habib (candidat PS a la mairia de Pau) e deu PS dens los médias, que serà la de monarques dens lo lor capdulh. Qu’arremarcaram lo passatge brac de la Martina Linhèra-Casso (Maira deu PS actuau) e lo son mesprès totau entaus manifestant(a)s, « defenuts d’arrepaire » dabant lo lòc deu meeting.

Ne’ns deisheram pas intimidar per aquestes metòdes dignes d’un aute temps, ni per la censura de tota oposicion!

Venue de Manuel Valls – Pau, Occitània

Valls, n’ès pas planvengut, ni a Pau ni enlòc !

Valls Pau pas planvengut 2014-03-18 01Le Ministre de l’Intérieur Manuel Valls fait expulser des sans-papiers, mène des rafles contre les populations Rroms, maintient Georges Abdallah en prison, a livré Aurore Martin à l’Espagne tortionnaire, tient des discours racistes qui stigmatisent certaines populations (Rroms, etc), refuse au Pays basque Nord le droit à plus d’autonomie en revenant sur les promesses électorales du PS… et la liste est encore longue.

C’est pourquoi nous appelons à manifester mardi 18 mars 2014 à 18:45 devant le Palais Beaumont contre la venue de ce sinistre individu.

Siatz numerós tà manifestar contra la politica repressiva de l’Estat francés !

Signataires : AAF-Pau, Libertat !

Altercations et intimidations – Pau, Occitània

12 Novembre 2013

Peu après le repas de midi au sortir d’un restaurant universitaire palois, trois de nos camarades ont essayé de discuter avec un membre dirigeant d’une organisation se revendiquant marxiste-léniniste. En effet, suite à notre invitation pour la soirée de présentation ils voulaient savoir si des personnes de leur organisation pensaient venir. Ils ont essuyé des remarques hors de propos et hostiles (attaques personnelles) et des critiques contre notre « antifascisme qui sert à rien ».

Suite à cela, ces mêmes trois camarades se sont dirigés vers l’UFR Lettres où ils ont rencontré un groupe d’étudiants avec qui ils avaient eu des précédents. Pour nous remettre en mémoire ces personnages, nous rappellerons l’épisode de notre collage à l’université. Ils étaient partis pour coller en vue de la manifestation du 26 octobre en solidarité avec Georges Abdallah : ils ont commencé par l’UFR Lettres, où se déroulait un apéritif sauvage d’étudiants en histoire (L1) avec qui ils ont eu un petit accrochage. Les étudiants en histoire ont en effet crié des slogans anti-antifa, et réactionnaires. Nos camarades sont passés outre pour mener à bien leur action. Après avoir fait le tour de la fac, ils sont revenus à ce bâtiment. Ils ont été accueillis avec les mêmes phrases qu’au début auxquelles se sont ajoutées des propos nationalistes ; ils remarquent ensuite avec une fausse surprise que l’affiche avait été arrachée. Répondant avec colère aux multiples provocations, une personne présente au collage lance sur la voiture des étudiants le restant de colle. En repartant vers la voiture des militants, nos camarades féminines ont été victimes de propos sexistes tels que « cours salope ». Les étudiants ont par la suite tenté de les poursuivre, et ont frappé sur notre voiture. Cet épisode rappelé, nous comprenons mieux pourquoi ils sont venus pour «leur faire peur ». Ils ont bloqué les trois camarades dans le coin des machines à café, se sont mis à plusieurs derrière le propriétaire de la voiture. Ils ont tenté d’instaurer un rapport de force en leur faveur, pour intimider. Le propriétaire de la voiture a tenté de défendre son cas, prétextant qu’il n’était pas à l’origine de l’arrachage et des propos tendancieux. Selon lui, la réaction du camarade aurait été démesurée et non réfléchie. Il s’est ensuite enfoncé derrière des explications vaseuses comme par exemple le fait que les insultes et provocations n’étaient pas une attaque politique car selon lui l’affiche n’était pas politique (les slogans étaient pourtant clairs : Libérez Georges Abdallah, 30 ans de prison 30 ans de résistance). Toujours selon lui et son ami réactionnaire le combat pour la Palestine n’a aucun point commun avec le combat pour l’Occitanie ou le Pays Basque : « si un pays n’est pas sur la carte ce n’est pas un pays et ça n’a pas de raison de le devenir ».

Face à ces propos réactionnaires, nous ne fléchirons pas. Nous assumons nos actes et ne les regrettons en aucune manière.

Arrestations après l’occupation du PS en solidarité avec Georges Abdallah – Pau, Occitània

Occupation du siège du PS palois par les militants.

Occupation du siège du PS palois par les militants.

Le 24 Octobre, une dizaine de militants de l’AAF-Pau, Libertat, Futur Rouge et Parti de Gauche nous sommes enchaînés au local du PS. Notre but: protester contre la politique d’exception menée par l’État français à l’encontre de  Georges Ibrahim Abdallah. En effet, notre camarade est retenu prisonnier depuis 1984 et libérable depuis 1999. Après une demie heure d’occupation, la Police Nationale est venue nous prendre en photo, nous empêchant de faire de même. Elle a ensuite contrôlé nos identités puis nous a arrêtés dans le but d’effectuer une vérification d’identité. Deux heures et demie plus tard, nous sortions enfin du commissariat de Pau.

À deux jours de la manifestation de Lannemezan/Lanamesa, ces arrestations montrent le refus total de la part du gouvernement PS de libérer notre camarade Georges, qui entrait ce jour-là dans sa trentième année d’incarcération.

Pour plus d’infos sur Georges Abdallah : Libérons Georges

Autres articles sur le sujet : Libertat, Futur Rouge, La République des Pyrénées, Bella Ciao.Georges Abdallah bandeau 30 ans 3

En Occitan:

Lo 24 d’ octobre, ua detzena sòcis de l’AAF-Pau, de Libertat, de Futur Roi e deu Partit d’Esquèrra que’s son encadenats au locau deu PS. Lo noste objectiu: protestar contre la politica d’exepcion miada per l’estat francés a l’encontre de Goerges Ibrahim Abdallah. De hèit, lo noste camarade qu’ei retiengut presoer despuish 1984 e liberable despuish 1999. Arron mieja òra d’occupacion, la Polici Nationau qu’ei vienuda prenè’ns en fòto,empachà’ns de har parier. Puish qu’a contrarotlada las nostas identitats e enfin que’ns a arestats dens lo but de realizar ua verificacion d’identitat. Dus òras e mieja mei tard, que sortim totun deu comissariat de Pau.

A dus dias de la manifestacion de Lanamesa, aquestas arrestacions que muishan l’ arrefús totau de la part deu govèrn PS de liberar lo noste camarade Georges, qui entrava aqueste dia dens la soa trenta-e-uau annada d’incarceracion.

Georges Ibrahim Abdallah : 30 ans de prison, 30 ans de résistance – Occitània

Bientôt commencera la trentième année de détention de Georges I. Abdallah. A cette occasion, l’AAF-Pau met à disposition des lecteurs/trices le communiqué disponible sur Libérons Georges (voir ci-dessous), appelant à la manifestation du 26 Octobre, à 14h, devant la Gare de Lannemezan (Lanamesa, Òc).

Liberté pour Georges Abdallah ! 30 ans de prison, 30 ans de résistance !Georges I Abdallah sept2013
Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste libanais âgé de 62 ans, arrêté à Lyon en 1984, a été condamné à la réclusion à perpétuité pour des actions revendiquées par les Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises (FARL). Il entrera le 24 octobre 2013 dans sa 30ème année de détention. C’est un résistant qui a combattu l’invasion israélienne du Liban en 1978. Il a combattu, notamment comme membre du Front Populaire de Libération de la Palestine, contre l’occupation de la Palestine.
Il a terminé sa peine de sûreté depuis 1999. Son maintien en captivité est un choix politique de l’État français appuyé par Israël et les États-Unis. A ce sujet, la DST (service secret français) a déclaré en 2007 : « Personnalité emblématique de la lutte anti-sioniste, la libération de Georges Abdallah constituerait sans nul doute, au Liban, un évènement. Il sera probablement fêté comme un héros à son retour dans son pays, mais aussi par différentes mouvances engagées dans la lutte révolutionnaire ». Le rejet de sa huitième demande de libération conditionnelle en avril 2013, après de nombreuses manœuvres politico-judiciaires, montre bien la volonté de ne pas le libérer. Ce qui lui vaut cet acharnement, c’est de rester un militant anti-impérialiste et pro-palestinien implacable et de n’avoir jamais renié ses opinions.
Au Liban, dans le Monde arabe, mais aussi en Europe et dans le reste du monde, la lutte pour sa libération s’amplifie. Car seule une forte mobilisation populaire fera sortir Georges Abdallah de prison. Nous appelons à un rassemblement le plus large possible, le samedi 26 octobre 2013 à 14h à Lannemezan devant la prison où il est enfermé. Pour reprendre ses mots « Ensemble, camarades, nous vaincrons et ce n’est qu’ensemble que nous vaincrons ».
Palestine vivra, Palestine vaincra ! Libérez Georges Abdallah ! Manifestation le 26 octobre 2013 Rendez-vous à 14 h devant la gare de Lannemezan

Même après 30 ans d’enfermement, notre camarade reste fidèle à ses idées ! Bien qu’il soit un des plus vieux prisonniers politiques d’Europe, Georges n’est pas la seule personne à payer son engagement politique de la sorte. Membres d’Action directe, syndicalistes, prisonniers politiques basques, corses… la liste de ceux qui sont retenus dans les geôles françaises est longue. Car pour se retrouver – ou rester – derrière les barreaux, il n’est pas nécessaire d’avoir employé la violence. Il suffit d’avoir des opinions qui remettent en cause le capitalisme et l’impérialisme. Mais même dans le cas où l’emploi de la violence serait la raison de l’incarcération, il faut se poser la question de pourquoi cette violence. Or, comme disait le communiste José Miguel Beñarán Ordeñana « Argala », la violence des travailleurs n’est qu’une réponse à la violence des oppresseurs.

Liberté pour les prisonniers-ères politiques révolutionnaires !

Tou-te-s à Lannemezan pour lutter contre la répression capitaliste !

En Occitan:
Bethlèu que harà 30 ans qu’ei detiengut lo Georges I. Abdallah. A d’aqueth parat, l’AFF-Pau que presenta aus legidors lo comunicat disponible sus Libérons Georges (véder ací-devath) qu’apèra a manifestar lo 26 d’octobre, a 2òras lo vrèspe, per davant la gara de Lanamesa.
Comunicat
Quitament arron 30 ans d’embarrament, lo noste camarade que demora fidèu aus sons principis ! S’ei un deus mei vielhs presoèrs politics d’Euròpa, Georges n’ei pas lo sol que pateish atau lo son engatjament politic. Sòcis d’Action Directe, sindicalistas, presoèrs politics bascos, còrses … b’ei longa la lista deus que son retienguts dens las presons francesas. Arretrobà’s -o demorar- aquiu dehens non significa pas forçadament qu’an usat la violéncia. Que sufeish de hicar en causa lo capitalisme e l’imperialisme.
Quitament se son embarrats en per’mor d’actes violents, que’s cau demandar perqué an hèit aquera causida. Com ac digó lo comunista José Miguel Beñarán Ordeñana « Argala », la violéncia deus tribalhadors n’ei pas qu’ua responsa a la violéncia deus opressors.

Libertat taus/tà las presoèr-a-s politic-a-s revolucionari-a-s !

Tot-a-s a Lanamesa tà lutar contre la represion capitalista !