Symboles fascistes sur des maisons et des bâtiments municipaux – Aurelhan, Occitània

Des habitant-e-s d’Aurelhan* ont trouvé des symboles fascistes sur des maisons et des bâtiments municipaux de leur commune.

Croix celtique - lavoir d'Aurelhan, 08-01-2014 crédit photoCe matin, la petite ville bigourdane s’est réveillée avec une mauvaise surprise. En effet, deux croix celtiques y avaient été taguées. L’une sur un panneau d’entrée de la ville et l’autre sur celui du lavoir. Ce fait pourrait sembler mineur si, la veille, trois familles « d’origine maghrébine » n’avaient pas découvert des croix gammées sur leur porte. Pour le maire, « c’est un acte extrêmement inédit et très isolé à Aureilhan, abject, inadmissible et intolérable. » Cependant, un conseiller municipal a déclaré que « même dans une ville largement à gauche, il y a un vote FN qui s’est exprimé fortement lors des dernières élections, aussi bien nationales que locales. » Toujours selon ce même conseiller municipal, « cet acte ne peut venir que de personnes qui connaissent très bien la ville et ses habitants. » Des plaintes ont été déposées et une enquête de police est en cours.

* Aureilhan en français.

SOURCES: La République des Pyrénées (édition papier), La Dépêche, Pyrénées info.

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Altercations et intimidations – Pau, Occitània

12 Novembre 2013

Peu après le repas de midi au sortir d’un restaurant universitaire palois, trois de nos camarades ont essayé de discuter avec un membre dirigeant d’une organisation se revendiquant marxiste-léniniste. En effet, suite à notre invitation pour la soirée de présentation ils voulaient savoir si des personnes de leur organisation pensaient venir. Ils ont essuyé des remarques hors de propos et hostiles (attaques personnelles) et des critiques contre notre « antifascisme qui sert à rien ».

Suite à cela, ces mêmes trois camarades se sont dirigés vers l’UFR Lettres où ils ont rencontré un groupe d’étudiants avec qui ils avaient eu des précédents. Pour nous remettre en mémoire ces personnages, nous rappellerons l’épisode de notre collage à l’université. Ils étaient partis pour coller en vue de la manifestation du 26 octobre en solidarité avec Georges Abdallah : ils ont commencé par l’UFR Lettres, où se déroulait un apéritif sauvage d’étudiants en histoire (L1) avec qui ils ont eu un petit accrochage. Les étudiants en histoire ont en effet crié des slogans anti-antifa, et réactionnaires. Nos camarades sont passés outre pour mener à bien leur action. Après avoir fait le tour de la fac, ils sont revenus à ce bâtiment. Ils ont été accueillis avec les mêmes phrases qu’au début auxquelles se sont ajoutées des propos nationalistes ; ils remarquent ensuite avec une fausse surprise que l’affiche avait été arrachée. Répondant avec colère aux multiples provocations, une personne présente au collage lance sur la voiture des étudiants le restant de colle. En repartant vers la voiture des militants, nos camarades féminines ont été victimes de propos sexistes tels que « cours salope ». Les étudiants ont par la suite tenté de les poursuivre, et ont frappé sur notre voiture. Cet épisode rappelé, nous comprenons mieux pourquoi ils sont venus pour «leur faire peur ». Ils ont bloqué les trois camarades dans le coin des machines à café, se sont mis à plusieurs derrière le propriétaire de la voiture. Ils ont tenté d’instaurer un rapport de force en leur faveur, pour intimider. Le propriétaire de la voiture a tenté de défendre son cas, prétextant qu’il n’était pas à l’origine de l’arrachage et des propos tendancieux. Selon lui, la réaction du camarade aurait été démesurée et non réfléchie. Il s’est ensuite enfoncé derrière des explications vaseuses comme par exemple le fait que les insultes et provocations n’étaient pas une attaque politique car selon lui l’affiche n’était pas politique (les slogans étaient pourtant clairs : Libérez Georges Abdallah, 30 ans de prison 30 ans de résistance). Toujours selon lui et son ami réactionnaire le combat pour la Palestine n’a aucun point commun avec le combat pour l’Occitanie ou le Pays Basque : « si un pays n’est pas sur la carte ce n’est pas un pays et ça n’a pas de raison de le devenir ».

Face à ces propos réactionnaires, nous ne fléchirons pas. Nous assumons nos actes et ne les regrettons en aucune manière.