4 militants basques interpellés

Le 27 janvier 2015, quatre jeunes militants basques, Teo Salamon, Jean-François Magis, Haitz Agirrebarrena et Alex Feldmann ont été interpellés par la SDAT au Pays Basque Nord. Transférés rapidement à la gendarmerie de Pau, ils sont les énièmes victimes de la volonté de l’État français et de l’État espagnol de continuer la répression contre le peuple basque. En soutien nous avons appelé à un rassemblement le soir même devant la gendarmerie, mobilisation reconduite le lendemain (appel également des militants de AKAB, suivi le lendemain par Libertat). Haitz, Jean-François et Alex ont été libérés entre mercredi et jeudi sans aucune charge selon leur avocate (Clara Rouget). Teo a été libéré vendredi 30 sous contrôle judiciaire après avoir été transféré le jeudi 29 janvier à Paris. Malgré leur libération, nous restons vigilants contre les attaques répétées de l’état contre les militant-e-s basques. Nous restons solidaires avec eux, avec leur lutte de libération nationale. Ces arrestations ne sont qu’un écho à celles des avocat-e-s des militant-e-s de Batasuna il y a de ça 15 jours. Libération et amnistie pour tou-te-s les prisonnier-e-s politiques !

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Georges Ibrahim Abdallah : 30 ans de prison, 30 ans de résistance – Occitània

Bientôt commencera la trentième année de détention de Georges I. Abdallah. A cette occasion, l’AAF-Pau met à disposition des lecteurs/trices le communiqué disponible sur Libérons Georges (voir ci-dessous), appelant à la manifestation du 26 Octobre, à 14h, devant la Gare de Lannemezan (Lanamesa, Òc).

Liberté pour Georges Abdallah ! 30 ans de prison, 30 ans de résistance !Georges I Abdallah sept2013
Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste libanais âgé de 62 ans, arrêté à Lyon en 1984, a été condamné à la réclusion à perpétuité pour des actions revendiquées par les Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises (FARL). Il entrera le 24 octobre 2013 dans sa 30ème année de détention. C’est un résistant qui a combattu l’invasion israélienne du Liban en 1978. Il a combattu, notamment comme membre du Front Populaire de Libération de la Palestine, contre l’occupation de la Palestine.
Il a terminé sa peine de sûreté depuis 1999. Son maintien en captivité est un choix politique de l’État français appuyé par Israël et les États-Unis. A ce sujet, la DST (service secret français) a déclaré en 2007 : « Personnalité emblématique de la lutte anti-sioniste, la libération de Georges Abdallah constituerait sans nul doute, au Liban, un évènement. Il sera probablement fêté comme un héros à son retour dans son pays, mais aussi par différentes mouvances engagées dans la lutte révolutionnaire ». Le rejet de sa huitième demande de libération conditionnelle en avril 2013, après de nombreuses manœuvres politico-judiciaires, montre bien la volonté de ne pas le libérer. Ce qui lui vaut cet acharnement, c’est de rester un militant anti-impérialiste et pro-palestinien implacable et de n’avoir jamais renié ses opinions.
Au Liban, dans le Monde arabe, mais aussi en Europe et dans le reste du monde, la lutte pour sa libération s’amplifie. Car seule une forte mobilisation populaire fera sortir Georges Abdallah de prison. Nous appelons à un rassemblement le plus large possible, le samedi 26 octobre 2013 à 14h à Lannemezan devant la prison où il est enfermé. Pour reprendre ses mots « Ensemble, camarades, nous vaincrons et ce n’est qu’ensemble que nous vaincrons ».
Palestine vivra, Palestine vaincra ! Libérez Georges Abdallah ! Manifestation le 26 octobre 2013 Rendez-vous à 14 h devant la gare de Lannemezan

Même après 30 ans d’enfermement, notre camarade reste fidèle à ses idées ! Bien qu’il soit un des plus vieux prisonniers politiques d’Europe, Georges n’est pas la seule personne à payer son engagement politique de la sorte. Membres d’Action directe, syndicalistes, prisonniers politiques basques, corses… la liste de ceux qui sont retenus dans les geôles françaises est longue. Car pour se retrouver – ou rester – derrière les barreaux, il n’est pas nécessaire d’avoir employé la violence. Il suffit d’avoir des opinions qui remettent en cause le capitalisme et l’impérialisme. Mais même dans le cas où l’emploi de la violence serait la raison de l’incarcération, il faut se poser la question de pourquoi cette violence. Or, comme disait le communiste José Miguel Beñarán Ordeñana « Argala », la violence des travailleurs n’est qu’une réponse à la violence des oppresseurs.

Liberté pour les prisonniers-ères politiques révolutionnaires !

Tou-te-s à Lannemezan pour lutter contre la répression capitaliste !

En Occitan:
Bethlèu que harà 30 ans qu’ei detiengut lo Georges I. Abdallah. A d’aqueth parat, l’AFF-Pau que presenta aus legidors lo comunicat disponible sus Libérons Georges (véder ací-devath) qu’apèra a manifestar lo 26 d’octobre, a 2òras lo vrèspe, per davant la gara de Lanamesa.
Comunicat
Quitament arron 30 ans d’embarrament, lo noste camarade que demora fidèu aus sons principis ! S’ei un deus mei vielhs presoèrs politics d’Euròpa, Georges n’ei pas lo sol que pateish atau lo son engatjament politic. Sòcis d’Action Directe, sindicalistas, presoèrs politics bascos, còrses … b’ei longa la lista deus que son retienguts dens las presons francesas. Arretrobà’s -o demorar- aquiu dehens non significa pas forçadament qu’an usat la violéncia. Que sufeish de hicar en causa lo capitalisme e l’imperialisme.
Quitament se son embarrats en per’mor d’actes violents, que’s cau demandar perqué an hèit aquera causida. Com ac digó lo comunista José Miguel Beñarán Ordeñana « Argala », la violéncia deus tribalhadors n’ei pas qu’ua responsa a la violéncia deus opressors.

Libertat taus/tà las presoèr-a-s politic-a-s revolucionari-a-s !

Tot-a-s a Lanamesa tà lutar contre la represion capitalista !