Tentative d’assassinat d’un antifasciste – Malmö, Suède

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Le 8 mars au soir à Malmö (Suède), en rentrant d’une manifestation pour les droits des femmes, des antifascistes ont été pris à parti par les nazis du « svenskarnas parti ». Quatre camarades se sont fait poignarder.

Trois sont sortis d’affaire, mais l’un d’eux, Showan, est dans un état grave. Il est plongé dans le comas, entre la vie et la mort.

Rappelons que les nazis sont présents en suède et tentent de prendre pied dans les quartiers populaires. Il y a quelques temps, une attaque armée d’une quarantaine de fascistes du Nordfront contre un rassemblement progressiste à Kärrtorp dans la banlieue de Stockholm avait été repoussée par la vigilance de militants de l’Action Antifasciste et du Front Révolutionnaire, qui avaient chassé les nazis jusque dans les bois. Des manifestations d’une ampleur historique avaient suivi pour protester contre la violence fasciste, couverte par le gouvernement (rappelons que la police protège ces assassins et que les révolutionnaires du RevFront subissent perquisitions, arrestations arbitraires et peines de prison pour leur activité courageuse).

Cette agression est peut être une vengeance, elle s’inscrit en tout cas dans un climat de violence contre les progressistes et les minorités nationales.

Notre devoir est de publier et de relayer ces informations en solidarité avec tous ceux et toutes celles qui partagent notre cause, et se tiennent debout face aux agressions et à la répression.

« Kämpa Showan »! Ne baisse pas les bras Showan! On pense à toi.

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Deux antifascistes poignardés – Lyon

Vendredi 14 février 2014 vers 23:30, deux antifascistes lyonnais de 15 et 16 ans ont été poignardés par des militants d’extrême-droite. Transférés à l’hôpital le soir-même, l’état de l’un d’eux est préoccupant, bien que le pronostic vital ne soit pas engagé.

Depuis l’assassinat en juin 2013 de Clément Méric par des fascistes, ces derniers se livrés à plusieurs actes de violence que l’on pourrait tout aussi bien qualifier d’actes de guerre. Pour n’en citer que quelques uns, il y a eu l’attaque d’un concert clermontois à l’arme à feu, l’attaque d’une manifestation et d’un bar toulousain et les faits survenus vendredi à Lyon. Sans compter les menaces proférées ci et là, les actes de vandalisme… Bref, nous sommes face à une forte augmentation quantitative mais aussi qualitative des agressions fascistes. Notamment à l’encontre des militant-e-s antifascistes.

Ce n’est pas la justice de l’État qui nous protègera

La justice de l’État ne fait rien, quant à elle, pour nous protéger. En effet, ni les (courtes) incarcérations, ni les dissolutions de groupes fascistes ne changent la donne. Au contraire, c’est de pire en pire. De plus, l’extrême-droite ne fait pas qu’agresser des militants antifascistes: elle s’attaque à des immigrés, à des homosexuel-le-s et trans, elle s’allie à tous les fanatiques religieux qu’elle rencontre sur sa route… ce qui laisse présager qu’elle va étendre son champ d’action, faisant de plus en plus de victimes.

Le combat contre le fascisme et ses soutiens n’est donc pas simplement l’affaire des « antifas ». Cela concerne tout le monde. Car nous pouvons tou-te-s devenir la cible des fascistes et en payer le prix fort. La solution est de s’organiser dans les groupes antifascistes de notre ville ou de notre région, afin de construire ensemble une riposte et une défense populaire.

Des fascistes ouvrent le feu contre le public d’un concert – Clarmont, Occitània

Le 17 janvier, un fasciste ouvrait le feu contre des militant-e-s progressistes à Clarmont*.

Vendredi 17 janvier avait lieu un concert en soutien aux sans-papiers organisé par le Réseau Universités Sans Frontières (RUSF) à Clarmont. Vers 23h, plusieurs fascistes attaquent le concert. L’un d’eux a un fusil à canon scié et fait feu contre la foule. Deux antifascistes sont touchés: l’un reçoit du plomb derrière la tête, l’autre en reçoit dans les mains, les jambes, la nuque et la tête. Ils seront transférés aux urgences après l’intervention des pompiers. Un militant fasciste ayant participé à l’attaque est actuellement en garde à vue.

Une agression qui s’ajoute à une liste déjà longue

C’est loin d’être la première attaque fasciste à Clarmont. Et la police ne cherche pas à réprimer les fascistes puisqu’elle sert l’État. Or, ce dernier a un intérêt dans le développement des idées fascistes: elles sont le dernier rempart pour éviter au capitalisme d’être abattu par la classe travailleuse. « De plus, il est de notoriété commune qu’il existe des liens directs entre certains militants fascistes et les flics » affirme l’OCFR. Cependant, il s’agît cette fois-ci d’une attaque à l’arme à feu. Ceci constitue un bond qualitatif dans l’action des fascistes: ils tentent désormais d’assassiner ceux qui voudraient s’opposer à eux.

Ces faits surviennent dans un contexte tendu: en quelques mois, plusieurs agressions fascistes contre des militant-e-s progressistes ont eu lieu. Dans le même temps, la pression populaire a permis la fermeture du local du Front National.

Actualisation du 28/01/2014: Le tireur a été condamné à la va-vite à deux ans de prison ferme. Une peine bien légère pour une tentative d’assassinat ayant entrainé des blessures graves…

* En français: Clermont-Ferrand